Le travailliste Andy Burnham est officiellement devenu Premier ministre du Royaume-Uni ce lundi 20 juillet, après avoir été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, qui l’a chargé de former un nouveau gouvernement. À 56 ans, l’ancien maire du Grand Manchester succède à Keir Starmer et devient le septième chef du gouvernement britannique en dix ans, dans un contexte politique toujours marqué par les conséquences du Brexit.
Peu auparavant, Keir Starmer avait présenté sa démission au souverain, mettant un terme à un mandat de deux ans fragilisé par une forte baisse de popularité, plusieurs controverses politiques et des tensions grandissantes au sein du Parti travailliste. Son départ intervient quelques semaines après l’élection d’Andy Burnham à la tête du Labour, largement soutenu par les députés de sa formation.
Dans sa première intervention devant le 10 Downing Street, le nouveau Premier ministre a promis de lancer un plan de transformation sur dix ans afin de relancer l’économie britannique et de restaurer la confiance dans les institutions. Il s’est engagé à agir rapidement face à la hausse du coût de la vie, à accélérer la construction de logements sociaux, à soutenir la réindustrialisation du pays et à renforcer le contrôle public sur certains services essentiels. Les premières mesures de son gouvernement doivent être dévoilées dans les prochains jours.
Surnommé le « roi du Nord » pour son action à la tête du Grand Manchester, Andy Burnham défend depuis plusieurs années une politique de décentralisation visant à accorder davantage de pouvoirs aux régions. Il souhaite notamment renforcer le rôle de Manchester dans les décisions nationales.
Le nouveau chef du gouvernement devrait également présenter la composition de son cabinet, alors que plusieurs changements sont attendus au sein des principaux ministères.
Sur le plan international, plusieurs dirigeants, dont le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre canadien Mark Carney et le Premier ministre australien Anthony Albanese, lui ont adressé leurs félicitations. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a exprimé sa volonté de poursuivre le renforcement du partenariat entre Londres et Bruxelles, notamment dans les domaines de la sécurité et de la coopération.
Opposé de longue date au Brexit, Andy Burnham devrait toutefois concentrer ses premières actions sur les priorités économiques et sociales du Royaume-Uni, alors que le pays continue de faire face à une croissance faible, à une pression persistante sur le pouvoir d’achat et à une forte demande de réformes.


