Onze ans après sa dernière diffusion, la série culte « Bnat Lalla Mennana » s’apprête à faire son grand retour sur le petit écran. Le tournage de la troisième saison est prévu pour la rentrée prochaine, probablement entre septembre et octobre, afin d’éviter les fortes chaleurs estivales de Chefchaouen, cadre emblématique de la série.
Si la nouvelle saison devait initialement coïncider avec le mois de Ramadan, le calendrier de production a été repensé. Et pour cause : cette suite ne se veut ni précipitée ni purement nostalgique. L’ambition est de proposer un récit contemporain, ancré dans l’héritage de la série tout en s’ouvrant à une nouvelle génération de spectateurs.
Le scénario, déjà bouclé, est signé par un trio d’auteurs bien connus du paysage audiovisuel marocain : Nora Skalli, Samia Akariou et Jawad Lahlou. À eux trois, ils cumulent plusieurs collaborations à succès, notamment sur Cherqui w Lgherbi, Bab Labhar, Yacout w Anbar ou encore Dar Nssa. Un gage de qualité pour cette nouvelle saison, qui promet de rester fidèle à l’ADN de la série tout en s’aventurant sur des terrains plus actuels.
Derrière la caméra, Chaouki El Oufir succède à Yassine Fennane à la réalisation. Un changement de main qui pourrait insuffler une nouvelle dynamique visuelle à cette série emblématique de 2M.
L’histoire reprend vingt ans après les événements précédents. Les filles de Lalla Mennana sont désormais mères à leur tour, confrontées aux défis de la parentalité et aux aspirations de leurs propres enfants. Cette troisième saison mettra en scène cette nouvelle génération, avec ses préoccupations, ses ambitions, mais aussi ses contradictions. Une passerelle entre deux époques, deux visions du monde, dans une société marocaine en pleine mutation.
Née d’un projet théâtral en 2009 librement inspiré de La Maison de Bernarda Alba de Federico García Lorca, « Bnat Lalla Mennana » s’est rapidement imposée comme un rendez-vous incontournable lors de sa première diffusion télévisée en 2012. La série avait su transposer avec justesse et émotion les tensions familiales et sociales dans le contexte marocain, tout en donnant à Chefchaouen un rôle central, presque vivant.
Ce retour sur 2M est donc bien plus qu’un simple revival, c’est une tentative de reconnecter un patrimoine télévisuel à une réalité contemporaine. Un pari audacieux mais prometteur.
En parallèle, la saison 2 de Oulad Ali est également dans les cartons. Le format évoluera vers des épisodes de 30 minutes, contre 13 précédemment. Si aucune date de tournage n’a encore été arrêtée, le projet avance, porté par une attente palpable.

