Dans un contexte international toujours marqué par la volatilité des prix du pétrole et les incertitudes persistantes autour du détroit d’Ormuz, l’attention se tourne vers la prochaine révision des prix des carburants attendue cette semaine au Maroc.
Face à la perspective d’une nouvelle augmentation, les associations de défense des consommateurs appellent les autorités à aller au-delà des mesures actuelles, en mettant en place des mécanismes plus structurants pour préserver le pouvoir d’achat des ménages.
Sur le terrain, la tendance reste orientée à la hausse. À la mi-avril, le gasoil s’affichait autour de 15,5 dirhams le litre dans les stations-service, contre environ 14,5 dirhams au début du mois. L’essence suit la même trajectoire, se maintenant à un niveau similaire.
À l’échelle internationale, la pression se confirme également. Selon Reuters, les cours du pétrole ont poursuivi leur progression, avec un baril de Brent avoisinant les 112 dollars et le WTI proche des 100 dollars.
Les fluctuations actuelles s’expliquent en grande partie par les tensions géopolitiques et les incertitudes liées aux voies d’approvisionnement mondiales. Toute perturbation dans des points de passage stratégiques comme le détroit d’Ormuz a un impact direct sur les prix à l’échelle internationale, qui se répercute ensuite sur les marchés nationaux.
Dans ce contexte, l’ajustement des prix devrait logiquement refléter aussi bien les hausses que les baisses observées à l’international, afin de garantir une certaine cohérence du marché. Toutefois, la question d’une intervention directe de l’État pour encadrer ou plafonner les prix reste complexe. Les dispositifs actuels permettent d’atténuer partiellement les chocs, sans pour autant neutraliser totalement l’effet des hausses successives.
Les limites de ces mécanismes apparaissent d’autant plus clairement que la hausse des carburants entraîne un renchérissement généralisé du coût de la vie. Transport, produits de base et services : l’ensemble de la chaîne économique subit des répercussions directes, accentuant la pression sur les budgets des ménages.
Dans ce contexte, plusieurs voix plaident pour l’activation des outils juridiques permettant un encadrement temporaire des prix, notamment en cas de hausse jugée excessive. Le cadre légal en vigueur autorise en effet les pouvoirs publics à intervenir pour plafonner certains tarifs sur une durée limitée, renouvelable, afin de contenir les fluctuations les plus brutales.
Néanmoins, les cours du pétrole retombent jeudi, faisant preuve d’une extrême volatilité avec l’incertitude sur le déblocage du détroit d’Ormuz, après le sommet atteint par le baril Brent.
Vers 12H50 GMT (14H50 à Paris), le prix du baril de Brent, pour livraison en juin, dont c’est le dernier jour de cotation, perdait 3,58% à 113,80 dollars, après être monté plus tôt en séance à 126,41 dollars, son plus haut depuis quatre ans. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, reculait de 2,65% à 104,05 dollars.

