Après plusieurs années d’attente et de reports successifs, Casablanca s’apprête enfin à lancer sa police de la propreté. Le projet, longtemps resté à l’état d’annonce, devrait devenir réalité dans les tout prochains jours, marquant une nouvelle étape dans la gestion de la salubrité urbaine de la métropole.
Financé conjointement par la commune et le ministère de l’Intérieur, ce dispositif vise à rétablir l’ordre dans l’espace public et à en finir avec les comportements inciviques qui ternissent l’image de la capitale économique.
Placée sous la supervision de “Casa Environnement”, société délégataire du conseil communal, cette brigade aura pour mission de sanctionner les infractions liées à la propreté : dépôts sauvages, jets de détritus depuis les véhicules, non-respect des horaires de collecte ou abandon d’encombrants sur la voie publique.
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Les agents, reconnaissables à leur uniforme officiel et leurs véhicules équipés de systèmes numériques, pourront signaler et documenter les infractions en temps réel. Le dispositif sera piloté par un conseil d’administration présidé par le wali Mohamed Mhidia, tandis que Nafissa Ramhan, vice-présidente chargée de la santé publique, en assurera la coordination opérationnelle.
Une première tentative en 2017 avait déjà été amorcée, avec l’objectif de sensibiliser les habitants et les commerçants aux gestes éco-responsables. Mais après une phase pilote limitée à Anfa et Moulay Rachid, l’initiative avait été suspendue faute de résultats concluants.
Cette fois, la municipalité affiche une volonté ferme d’imposer un cadre disciplinaire clair et d’accompagner la population vers des pratiques urbaines plus responsables. Un tournant attendu, dans une ville où les défis liés à la propreté restent au cœur des préoccupations citoyennes.

