Au petit matin du lundi 27 octobre, les habitants d’Aïn Diab ont assisté à une scène inhabituelle : les engins de démolition ont rasé La Véranda, l’un des établissements les plus connus de la corniche casablancaise. La décision, émanant d’un jugement exécutoire, marque la conclusion d’une longue bataille administrative autour de l’occupation du domaine public maritime.
Les travaux ont débuté dès l’aube sous la supervision des autorités locales. Des agents d’ordre, des représentants de la préfecture d’Anfa et des forces auxiliaires étaient présents pour encadrer l’opération et garantir l’application de la décision judiciaire. Avant que les bulldozers ne prennent le relais, le mobilier et les équipements du restaurant avaient été soigneusement retirés.
@chouftv.officielالطراكس وصلات لمطعم la véranda وفهاد اللحظات العمال كيخرجو المعدات باش تنطلق عملية هدم أشهر ريسطو فعين الذياب بكازا♬ son original – Chouftv – شوف تيفي
D’après une source proche du dossier, la démolition fait suite à plusieurs constats d’irrégularités relevés depuis 2024 concernant des extensions jugées non conformes aux plans d’aménagement de la corniche. Un rapport dressé en juin dernier faisait état de constructions implantées sur une terrasse dominant le boulevard, ainsi que d’un second espace aménagé au niveau inférieur, situé sur le domaine public maritime. Y figuraient aussi un escalier reliant les deux niveaux et l’exploitation d’une zone verte attenante.
Les autorités rappellent que la procédure « s’est déroulée dans le strict respect du cadre légal », les propriétaires ayant été officiellement notifiés de la décision et des délais impartis pour s’y conformer. Selon les services d’urbanisme, les aménagements se situaient dans une zone classée « RC », où toute construction est interdite.
Pour le personnel, c’est un choc. Beaucoup n’ont pas caché leur incompréhension devant la disparition soudaine de leur lieu de travail. D’autres proches de la propriétaire soulignent que le restaurant existait déjà avant 2018, sous une autre enseigne, et que les modifications opérées relevaient d’une simple rénovation esthétique, sans extension illégale.

