Les prix de gros des fruits, légumes et viandes rouges à Casablanca confirment une réalité déjà ressentie par de nombreux ménages : si certains produits frais restent relativement accessibles, la viande rouge demeure à des niveaux élevés.
Selon le bulletin du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca daté du 6 mai 2026, la tomate oscille entre 3,50 et 6,50 DH/kg, la pomme de terre entre 3,50 et 6,50 DH/kg, tandis que l’oignon sec reste plus cher, entre 6 et 9 DH/kg. Les carottes, les courgettes, le chou blanc et le chou-fleur se maintiennent dans une fourchette plus basse, généralement entre 1,50 et 3 DH/kg.
Côté fruits, les écarts sont plus marqués. L’avocat atteint entre 20 et 35 DH/kg, les bananes importées entre 10 et 15 DH/kg, contre 7 à 11 DH/kg pour les bananes locales. Les pommes importées se situent entre 12 et 23 DH/kg, tandis que les pommes locales affichent une fourchette de 8 à 15 DH/kg. La pastèque reste plus abordable, entre 2 et 4,50 DH/kg.
Mais c’est surtout la viande rouge qui continue de peser lourdement sur le panier des ménages. Aux abattoirs de Casablanca, le bovin est affiché entre 86 et 98 DH/kg, tandis que l’ovin atteint entre 120 et 125 DH/kg. Des niveaux qui confirment la difficulté d’accès à une source de protéine devenue, pour une partie des familles, un produit de plus en plus occasionnel.
Ces chiffres rappellent aussi une évidence : les prix de gros ne racontent qu’une partie de l’histoire. Entre le marché de gros, les frais de transport, les marges des intermédiaires et les prix pratiqués au détail, l’écart final payé par le consommateur peut être significatif.
Dans un contexte de pouvoir d’achat sous pression, la lecture de ces bulletins devient essentielle. Elle permet de distinguer les tensions réelles des hausses injustifiées, mais pose aussi une question plus large : comment garantir une alimentation équilibrée lorsque les produits les plus essentiels, notamment les protéines, deviennent progressivement moins accessibles ?

