À Casablanca, un chantier longtemps scruté touche enfin au but. Sous les pavés et les klaxons du centre-ville, le parking souterrain de l’hypercentre boucle ses derniers réglages avant d’accueillir ses premiers véhicules.
Dans ce cœur urbain où chaque mètre carré compte, l’ouvrage arrive comme une respiration. Deux niveaux creusés sous les artères les plus fréquentées, Nations-Unies, Rachidi, FAR, Brahim Roudani pour un total de 703 places, dont des zones prévues pour les voitures électriques et les deux-roues. Un ensemble pensé pour moderniser la circulation et absorber la pression quotidienne du stationnement.
Casa Transports, qui pilote le projet, rappelle que cette ouverture fera passer la capacité globale du centre-ville à 1.600 places, confirmant la stratégie de la ville : réorganiser l’espace, fluidifier, rééquilibrer.
L’investissement est à la hauteur des ambitions. 156 millions de dirhams injectés dans la construction, auxquels s’ajoutent 41 millions de dirhams destinés à réaménager la surface et les espaces verts. Car une fois le gros œuvre enterré, la ville récupère en surface bien plus qu’un trottoir. Un parc de 4,5 hectares vient redessiner le paysage, offrant un nouveau souffle à un quartier saturé.
À l’intérieur, la sécurité est traitée comme un chapitre à part entière : 107 caméras, toutes reliées en temps réel au centre de supervision, un espace de lavage, quatre ascenseurs pour garantir l’accessibilité aux personnes à mobilité réduite, et une circulation repensée pour que chaque entrée et sortie se fasse sans heurt.
Douze mois de travaux auront été nécessaires pour livrer ce sous-sol stratégique. Désormais, ne reste qu’à lever les derniers panneaux de chantier. La ville, elle, attend déjà les clés.

