La nomination est désormais officielle : par décret signé le 15 avril 2026, Christophe Lecourtier a été désigné directeur général de l’Agence française de développement. Le texte, publié au Journal officiel le 16 avril, entérine l’arrivée de l’actuel ambassadeur de France au Maroc à la tête de l’un des principaux instruments de la politique de développement française. Sa prise de fonction est fixée au 11 mai 2026.
Signé par le président Emmanuel Macron, le décret a également été contresigné par le Premier ministre Sébastien Lecornu et le ministre de l’Économie Roland Lescure. En amont, la nomination avait reçu le feu vert des commissions compétentes de l’Assemblée nationale et du Sénat le 8 avril, conformément aux procédures encadrant les postes stratégiques de l’État.
Avec ce changement, Christophe Lecourtier s’apprête à tourner la page de son poste à Rabat, où il occupait depuis plusieurs années les fonctions d’ambassadeur. Son passage au Maroc aura été marqué par un engagement actif dans le rapprochement entre Paris et Rabat, dans un contexte diplomatique parfois délicat. Il s’est notamment illustré lors de la visite d’État d’Emmanuel Macron en 2024, considérée comme un moment clé dans la relance des relations bilatérales.
À la tête de l’Agence française de développement, il prendra les rênes d’une institution au cœur de l’action extérieure de la France. Présente dans de nombreux pays, l’AFD finance des projets structurants dans les économies émergentes et en développement, notamment dans les domaines des infrastructures, de la transition écologique ou encore du développement social. Le Maroc figure parmi les partenaires historiques de l’agence, avec des programmes réguliers de financement et d’accompagnement.
Cette nomination s’inscrit dans la continuité d’un parcours diplomatique dense, mais elle marque aussi un virage vers des responsabilités opérationnelles et financières de premier plan. Dans un contexte international marqué par des besoins croissants en financement du développement, le nouveau directeur général devra conjuguer enjeux économiques, diplomatiques et environnementaux, tout en renforçant l’influence française à l’échelle globale.


