Casablanca confirme son statut de première place financière du continent africain. Selon la 39e édition du Global Financial Centres Index (GFCI), publiée le 26 mars 2026, la métropole économique du Royaume se hisse au 49e rang mondial et occupe la tête du classement africain, tout en se positionnant à la quatrième place dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA).
Portée par la dynamique de Casablanca Finance City, la ville consolide son rôle de plateforme d’investissement entre l’Afrique et les marchés internationaux. Le hub, qui regroupe aujourd’hui plus de 200 entreprises, attire institutions financières, multinationales et prestataires spécialisés, séduits par un environnement en mutation et un accès facilité aux économies africaines.
Dans le détail, Casablanca devance des places comme Maurice et Kigali, confirmant une progression notable dans le classement avec un gain de plusieurs positions par rapport à l’édition précédente. À l’échelle régionale, elle reste derrière les centres du Golfe, notamment Dubaï (7e mondial), Abu Dhabi (21e) et Doha (48e), qui dominent toujours le paysage financier MENA. Malgré cet écart, la capitale économique marocaine s’impose progressivement comme une alternative crédible, portée par sa stabilité, sa position géographique et la continuité de ses réformes économiques.
Le GFCI, élaboré par le cabinet londonien Z/Yen en partenariat avec le China Development Institute, évalue 120 centres financiers à partir de 147 indicateurs couvrant l’environnement des affaires, le capital humain, les infrastructures, le développement du secteur financier et la réputation. À ces données quantitatives s’ajoute une enquête menée auprès de plus de 5 000 professionnels de la finance à travers le monde, offrant une lecture combinée entre performance réelle et perception du marché.
Sur le continent, seules deux places africaines figurent dans le Top 50 mondial, ce qui souligne le positionnement stratégique de Casablanca dans un environnement encore dominé par les grandes places des pays développés. À l’échelle globale, New York conserve la première place, devant Londres, Hong Kong et Singapour, confirmant la concentration des flux financiers dans les grands hubs internationaux.
Au-delà du classement, la progression de Casablanca traduit une tendance plus profonde : celle d’un ancrage progressif du Maroc comme carrefour financier régional. La présence croissante d’acteurs internationaux, conjuguée à une politique d’ouverture vers l’Afrique, renforce l’attractivité de la place. Dans un contexte de recomposition des flux d’investissement, la ville capitalise sur son rôle d’interface entre Nord et Sud.
Les perspectives restent favorables. D’après les acteurs du secteur interrogés dans le cadre du GFCI, Casablanca figure parmi les centres financiers appelés à gagner en influence dans les prochaines années, aux côtés de Maurice et Kigali. Une reconnaissance qui vient conforter les ambitions du Royaume de s’imposer comme un hub incontournable pour les investisseurs tournés vers l’Afrique.

