Le gouvernement poursuit l’accélération de la mise en œuvre de la nouvelle Charte de l’investissement. Réunie jeudi à Rabat sous la présidence du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, la 11ᵉ Commission nationale des investissements a validé 29 projets de conventions d’investissement représentant près de 42 milliards de dirhams. Ces projets devraient générer près de 9.800 emplois, dont 2.400 directs et 7.400 indirects, selon un communiqué du Département du Chef du gouvernement.
Cette nouvelle vague d’investissements s’inscrit dans la stratégie nationale visant à renforcer l’attractivité économique du Maroc, soutenir la création d’emplois et favoriser une meilleure répartition territoriale des projets structurants.
Les 29 conventions approuvées dans le cadre du dispositif principal concernent 16 provinces et préfectures réparties sur six régions du Royaume. Parmi les territoires concernés figurent notamment Al Haouz, El Jadida, Moulay Yacoub, Nador, Rehamna et Taroudant, illustrant la volonté des pouvoirs publics de ne pas concentrer les investissements sur les seuls grands pôles économiques.
Les projets couvrent 13 secteurs d’activité, reflétant la diversification progressive de l’économie marocaine. Le tourisme et les loisirs, la chimie et la parachimie, l’industrie agroalimentaire, les infrastructures portuaires, l’aéronautique, la logistique, le commerce et la distribution, les télécommunications, la transformation et la valorisation des déchets ainsi que les énergies renouvelables figurent parmi les domaines concernés.
En matière d’emploi, l’industrie agroalimentaire arrive en tête des secteurs créateurs de postes, devant la chimie et la parachimie, puis l’aéronautique. Cette répartition traduit le poids croissant des activités industrielles dans la dynamique d’investissement engagée depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Charte de l’investissement.
La Commission nationale des investissements a également examiné les projets relevant du dispositif stratégique. Trois conventions d’investissement ont ainsi été approuvées pour un montant global de 8,4 milliards de dirhams, avec à la clé plus de 2.700 emplois directs. Un avenant à une convention existante a également reçu un avis favorable.
Ces investissements concernent trois filières considérées comme prioritaires pour le développement industriel du Royaume : l’industrie du véhicule électrique, l’aéronautique et le textile. Leur implantation est prévue dans quatre régions : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, des territoires qui concentrent une part importante de l’écosystème industriel marocain.
Par ailleurs, la Commission a accordé le caractère stratégique à trois nouveaux projets d’investissement totalisant près de 29 milliards de dirhams. Leur réalisation devrait permettre la création de plus de 1.100 emplois directs, tout en renforçant plusieurs filières industrielles à forte valeur ajoutée.
En ouverture de cette 11ᵉ réunion, Aziz Akhannouch est revenu sur les premiers résultats de la nouvelle Charte de l’investissement, désormais pleinement opérationnelle. Trois ans après son déploiement, le dispositif affiche un bilan marqué par la signature de 391 conventions d’investissement, représentant un volume global de 520 milliards de dirhams.
Le Chef du gouvernement a souligné que cette réforme a contribué à améliorer la répartition territoriale des investissements, à encourager la création d’emplois stables, à promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et à intégrer davantage les exigences du développement durable dans les projets soutenus par l’État. Il a également mis en avant l’arrivée de projets industriels structurants appelés à renforcer la compétitivité du Maroc et sa souveraineté économique dans plusieurs secteurs stratégiques.
Avec ces nouvelles décisions, la Commission nationale des investissements confirme le rythme soutenu de déploiement de la Charte de l’investissement. L’orientation vers des secteurs industriels, technologiques et énergétiques à fort potentiel, associée à une couverture territoriale élargie, traduit la volonté des autorités de consolider durablement la croissance économique et l’emploi à l’échelle nationale.

