La capitale iranienne entre dans une période de recueillement à l’occasion des funérailles nationales de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, dont la dépouille est arrivée dans le complexe religieux de la Grande Mosalla, où débutera un hommage officiel de trois jours. Cette cérémonie intervient quatre mois après son décès lors d’une opération militaire menée conjointement par Israël et les États-Unis.
Les autorités s’attendent à une mobilisation exceptionnelle, estimant que plusieurs dizaines de millions de personnes pourraient participer aux différentes étapes des obsèques à travers le pays. Le cercueil, recouvert du drapeau iranien, sera exposé au public avant qu’un cortège funéraire ne traverse les rues de Téhéran. Le parcours se poursuivra ensuite vers la ville sainte de Qom, avant l’inhumation prévue à Machhad, ville natale de l’ancien dirigeant.
Pour accueillir cet événement, d’importants moyens logistiques et sécuritaires ont été déployés. Les accès au centre de Téhéran ont été fortement restreints, l’aéroport de la capitale fonctionne de manière limitée et une journée fériée a été décrétée. Les commerces ont également suspendu leurs activités afin de faciliter le déroulement des cérémonies.
De nombreuses délégations étrangères, principalement issues des pays voisins, sont attendues pour rendre un dernier hommage à Ali Khamenei. En revanche, aucun représentant des États européens n’a été convié.
Ces funérailles se déroulent dans un contexte particulièrement sensible, marqué par un cessez-le-feu fragile entre l’Iran et les États-Unis après plusieurs semaines d’affrontements, ainsi que par des tensions internes alimentées par les difficultés économiques.

