Considéré comme l’une des plus grandes figures de la création artistique arabe, l’acteur Abdel Rahman Abou Zahra s’est éteint lundi soir, à l’âge de 92 ans, à l’issue d’une longue maladie. Il a marqué plusieurs générations grâce à une carrière riche au théâtre, au cinéma, à la télévision et à la radio
Dans un communiqué, la ministre égyptienne de la Culture, Gihane Zaki, a rendu hommage à un artiste dont les œuvres ont incarné, d’après elle, les véritables valeurs de l’art. Elle a souligné que son parcours exceptionnel restera gravé dans la mémoire du public arabe. Le syndicat du métier des spectacles a également salué la mémoire de feu Abdel Rahman, estimant qu’il avait profondément enrichi la scène artistique arabe à travers des œuvres devenues intemporelles.
1950 : début de son parcours artistique
Diplômé en 1958 de l’Institut des arts dramatiques, Abdel Rahman Azou Zahra avait d’abord travaillé en tant que fonctionnaire avant de rejoindre le théâtre national égyptien en 1959. Sa première apparition sur scène remonte à la pièce Le retour de la jeunesse, écrite par le célèbre dramaturge égyptien, Tawfiq Al Hakim. Au fil des décennies, l’artiste a participé à de nombreuses productions dont parmi les plus connues figurent la série télévisée Je ne vivrai pas dans l’ombre de mon père et le film Terre de la peur.
Le monde culturel égyptien est ravi d’avoir pu produire un artiste tel que Abdel Rahman.

