L’actrice américaine Diane Keaton, figure emblématique du cinéma hollywoodien, est décédée le samedi 11 octobre en Californie à l’âge de 79 ans. La nouvelle a été confirmée par un porte-parole de sa famille au magazine People. Les causes de son décès n’ont pas été précisées, sa famille demandant le respect de son intimité en cette période de deuil.
Née Diane Hall en 1946 à Los Angeles, elle adopte le nom de jeune fille de sa mère pour éviter toute confusion avec une homonyme au sein de son association d’acteurs. Passionnée de théâtre dès son plus jeune âge, elle débute sur les planches de Broadway dans la comédie musicale Hair, avant d’être révélée par Woody Allen dans Play it Again, Sam. C’est le début d’une collaboration fructueuse : le réalisateur fera d’elle sa muse et son actrice fétiche, lui offrant notamment son rôle le plus célèbre dans Annie Hall (1977). Ce film lui vaudra l’Oscar de la meilleure actrice en 1978, consacrant une carrière marquée par la justesse et la modernité de son jeu.
Diane Keaton s’est également illustrée dans Le Parrain de Francis Ford Coppola, où elle incarne Kay Adams, l’épouse d’Al Pacino. Ce rôle marquant lui ouvre les portes d’Hollywood. Au fil des décennies, elle enchaîne les succès, de Reds (1981) à Simples Secrets (1996), jusqu’à Tout peut arriver (2003), qui lui vaut une nouvelle nomination aux Oscars et un Golden Globe. Elle a continué à tourner bien après 70 ans, notamment dans Book Club (2018) et Poms (2019), prouvant une fois encore son énergie et son humour inaltérables.
Cinéaste accomplie, Diane Keaton a aussi réalisé trois longs-métrages et produit plusieurs œuvres audiovisuelles. Connue pour son style unique — chapeaux, tailleurs, élégance androgyne —, elle a marqué plusieurs générations d’actrices par sa liberté et son audace.
Jamais mariée, mère de deux enfants adoptifs, Diane Keaton a mené sa vie avec indépendance et optimisme. « Je ne suis pas malheureuse », confiait-elle avec le sourire lors d’une interview. Figure féminine forte, elle laisse derrière elle une filmographie impressionnante et un héritage artistique majeur, mêlant intelligence, sensibilité et humour. Son dernier rôle, dans Summer Camp (2024), réunissait une fois encore des icônes du cinéma comme Kathy Bates et Alfre Woodard — un dernier clin d’œil à une carrière hors du commun.

