Le Président des États-Unis, Donald Trump, affirme que les hostilités entre Washington et Téhéran sont désormais terminées. Dans une lettre adressée au Congrès américain le 1er mai 2026, il assure que le cessez-le-feu en vigueur a mis fin aux affrontements militaires avec l’Iran, tout en respectant les exigences légales encadrant l’engagement des forces américaines à l’étranger.
Selon ce courrier, aucun échange de tirs n’a été enregistré depuis le 7 avril 2026, date à laquelle un cessez-le-feu initial de deux semaines a été décrété avant d’être prolongé. Le conflit, qui avait débuté le 28 février 2026, est ainsi considéré comme clos par l’exécutif américain. Cette déclaration intervient à un moment clé, correspondant à l’expiration du délai de 60 jours imposé par la loi américaine pour obtenir l’autorisation du Congrès en cas de poursuite d’une opération militaire.
Ce cadre juridique repose sur le War Powers Resolution, adopté en 1973, qui limite les pouvoirs du président en matière d’intervention armée sans validation parlementaire. Si la Maison Blanche affirme se conformer à cette législation, le débat reste vif à Washington. Plusieurs élus, notamment du camp démocrate, s’interrogent sur la réalité d’une fin des opérations militaires, soulignant la présence persistante de forces américaines dans la région.
Sur le plan diplomatique, la situation demeure fragile. Le Président américain a exprimé son insatisfaction face aux propositions iraniennes visant à relancer les négociations de paix, tout en réitérant des menaces en cas d’échec du dialogue. Cette posture illustre les tensions persistantes entre les deux pays, malgré l’absence actuelle de combats.
Dans ce contexte, l’annonce d’une fin des hostilités apparaît autant comme un signal politique que comme une tentative de désamorcer les critiques internes liées au respect des prérogatives du Congrès. Reste à savoir si cette accalmie se traduira par une stabilisation durable au Moyen-Orient.

