L’Organisation mondiale de la santé a annoncé dimanche le déclenchement d’une « urgence sanitaire publique de portée internationale » face à la progression de l’épidémie d’Ebola en Ouganda et en République démocratique du Congo.
L’OMS précise toutefois que la situation ne répond pas, à ce stade, aux critères d’une pandémie mondiale. Cette classification vise surtout à mobiliser rapidement les États, les organisations sanitaires et les moyens internationaux afin de limiter la propagation du virus dans la région.
Les autorités sanitaires surveillent particulièrement les mouvements transfrontaliers entre l’Ouganda et la RDC, deux pays régulièrement confrontés à des flambées épidémiques d’Ebola ces dernières années.
Cette décision intervient alors que plusieurs cas et décès ont été signalés dans des zones considérées comme sensibles, poussant les autorités locales et internationales à renforcer les dispositifs de dépistage, d’isolement et de suivi des contacts.
Il n’existe aucun vaccin efficace contre le variant Bundibugyo, à l’origine de l’épidémie actuelle, pour permettre aux autorités sanitaires d’endiguer sa propagation. Ce variant aurait aussi fait au moins un mort en Ouganda, pays voisin.
L’Ebola, identifié pour la première fois en Afrique centrale dans les années 1970, reste l’un des virus les plus meurtriers au monde, avec des taux de mortalité pouvant dépasser 50 % lors de certaines flambées.

