À Abidjan, la question du financement du développement africain s’est imposée au cœur des échanges entre décideurs publics et investisseurs. Réuni à l’initiative de la Banque africaine de développement, un dialogue de haut niveau a débouché sur l’adoption du “Consensus d’Abidjan”, une feuille de route visant à repenser en profondeur l’architecture financière du continent.
Dans ce cadre, Ithmar Capital a pris part aux discussions, aux côtés de responsables gouvernementaux, de banques centrales, de fonds souverains et d’investisseurs institutionnels. L’objectif : structurer des réponses opérationnelles à un défi devenu central, celui du financement du développement africain, estimé à près de 400 milliards de dollars par an.
Ce chiffre, désormais largement partagé dans les cercles économiques, illustre l’ampleur du gap à combler pour soutenir les ambitions de croissance et de transformation structurelle du continent. Face à cette contrainte, le “Consensus d’Abidjan” entend lever les freins structurels à l’investissement, en favorisant notamment une meilleure mobilisation des capitaux institutionnels africains.
Dans cette dynamique, Ithmar Capital s’est positionné sur les mécanismes de structuration financière, en contribuant à la réflexion autour de solutions innovantes, en particulier dans le cadre des partenariats public-privé. Un levier considéré comme clé pour drainer des financements à grande échelle tout en partageant les risques entre acteurs publics et privés.
Au-delà de sa participation, le fonds marocain réaffirme une ligne stratégique claire : faire de l’investissement un instrument de souveraineté économique. Une approche qui s’inscrit dans une vision plus large, celle d’une Afrique moins dépendante des financements extérieurs et davantage capable de mobiliser ses propres ressources.
Reste une équation complexe : comment transformer ces engagements en flux d’investissements concrets, dans un environnement encore marqué par des contraintes réglementaires, des risques perçus élevés et une fragmentation des marchés ? Le “Consensus d’Abidjan” pose les bases. L’exécution, elle, sera décisive.

