Le ministre français de la Justice, Gérald Darmanin, a exprimé mardi sa gratitude envers Rabat après la remise à la France de deux ressortissants soupçonnés d’implication dans une organisation criminelle active dans le trafic international de stupéfiants.
Dans un message publié sur X, le ministre a souligné la coopération entre Paris et Rabat, rappelant que ces extraditions s’inscrivent dans un travail commun visant à affaiblir les réseaux de narco-criminalité opérant entre l’Europe et l’Afrique du Nord.
Merci aux autorités marocaines, qui ont permis l’extradition de deux individus recherchés par la justice française, suspectés d’appartenance à la criminalité organisée en lien avec le trafic de drogues international. Partout, avec l’aide de nos partenaires, nous traquons les…
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) December 2, 2025
Les deux hommes, âgés de 27 et 28 ans, ont été présentés vendredi devant un juge d’instruction à Toulouse avant d’être placés en détention provisoire. Le parquet a indiqué qu’ils sont poursuivis pour trafic de drogue, importation en bande organisée et blanchiment, des faits couvrant la période 2021-2024. Ils sont considérés comme des membres influents du groupe Arai Farmers, une structure basée à Barcelone et pilotée, selon les enquêteurs, par des commanditaires installés au Maroc. Le réseau utilisait notamment la plateforme Telegram pour sécuriser ses communications.
Ces suspects étaient sous le coup d’un mandat d’arrêt européen depuis avril 2024, après avoir quitté la France pour se réfugier au Maroc. Leur interpellation s’inscrit dans une série d’avancées judiciaires : en juin dernier, un premier dirigeant présumé avait été arrêté à son retour en France, tandis que deux autres membres du groupe, déjà condamnés par le passé, avaient été appréhendés au Maroc en février 2025 puis remis aux autorités françaises.
L’enquête, confiée à la section de recherches de la gendarmerie de Toulouse et initiée après une tentative d’assassinat en 2021, a mené à plusieurs vagues d’interpellations. À ce stade, quarante personnes ont été mises en examen, dont quinze placées en détention. Les investigations se poursuivent en vue d’appréhender les derniers suspects encore en fuite.
Ce réseau, selon le procureur de Toulouse, alimentait divers circuits de livraisons et d’envois de colis dans plusieurs villes de l’Hexagone, en s’appuyant sur un maillage d’appartements servant de bases logistiques dans la région toulousaine.

