Le Centre Cinématographique Marocain serre la vis sur la mise en conformité des salles de cinéma. Dans un communiqué publié récemment, l’institution a fixé au 31 août 2026 la date limite pour le dépôt des demandes de régularisation prévues par la loi n°18.23 relative à l’industrie cinématographique et à la réorganisation du CCM. L’ensemble des exploitants de salles, qu’ils soient constitués en sociétés ou en associations, est concerné par cette procédure administrative qui marque une étape décisive dans la restructuration du secteur cinématographique marocain.
Les exploitants devront transmettre un dossier complet comprenant les pièces exigées par l’article 11 du décret n°2.25.484, publié le 1er août 2025. Ce texte encadre plusieurs volets liés à l’activité cinématographique, notamment la distribution, l’importation et l’exportation des films, les visas d’exploitation commerciale et culturelle ainsi que les conditions d’exploitation des salles de cinéma au Maroc.
À travers cette opération de mise en conformité, le CCM entend renforcer l’encadrement juridique d’un secteur confronté depuis plusieurs années à des mutations profondes, entre baisse de fréquentation des salles traditionnelles, évolution des modes de consommation des œuvres audiovisuelles et nécessité d’adapter les règles de gouvernance aux nouveaux enjeux du marché.
Le Centre attire également l’attention des professionnels sur l’article 23 de la loi n°18.23, qui interdit le cumul entre les activités d’exploitation et de distribution cinématographiques. Cette incompatibilité concerne aussi bien l’activité principale que la gestion des structures ou encore la détention d’actions et de participations dans le capital des sociétés concernées. En clair, un même acteur ne pourra plus exercer simultanément un contrôle sur les deux segments stratégiques de la chaîne cinématographique.
Cette disposition vise à instaurer davantage de transparence dans le secteur et à limiter les situations de concentration pouvant affecter la concurrence et la diversité de l’offre culturelle. Le CCM insiste ainsi sur la nécessité pour les opérateurs concernés d’engager rapidement les démarches administratives et juridiques nécessaires afin d’éviter toute situation contraire aux nouvelles dispositions légales.
L’institution assure par ailleurs rester mobilisée pour accompagner les professionnels durant cette phase de transition réglementaire. Le Centre Cinématographique Marocain affirme être disposé à fournir les clarifications juridiques et procédurales nécessaires aux exploitants de salles souhaitant régulariser leur situation avant l’échéance fixée.
Cette réforme s’inscrit dans un chantier plus large de modernisation de l’industrie cinématographique nationale, engagé par les autorités afin de mieux structurer le marché, renforcer la gouvernance du secteur et adapter le cadre réglementaire aux transformations du paysage audiovisuel et culturel marocain.

