La Marocaine Khadija Bendam entre dans l’histoire en devenant la première femme à présider le Conseil international des sociétés nucléaires (INSC). Cette nomination, officialisée le 16 septembre 2025 à Vienne lors de l’Assemblée générale de l’INSC organisée en marge de la 69e Conférence générale de l’AIEA, marque une étape inédite pour la représentation féminine dans les instances dirigeantes du nucléaire civil. Elle souligne également le rôle croissant du Maroc dans les secteurs scientifiques et technologiques de pointe.
L’accession de Mme Bendam à la présidence de l’INSC s’inscrit dans un processus rigoureux et progressif. Chaque candidat suit un parcours de cinq ans au sein de l’organe exécutif, en occupant successivement les fonctions de secrétaire, deuxième vice-président, puis premier vice-président, avant de prendre la tête du Conseil. Cette progression témoigne d’un engagement continu et d’une expertise reconnue dans la gouvernance mondiale du secteur nucléaire.
Responsable des audits de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques au Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), Khadija Bendam joue également un rôle majeur dans les réseaux internationaux. Elle préside Women in Nuclear Morocco, siège au sein des instances dirigeantes de WiN Global et de WiN Africa, et occupe la vice-présidence du Réseau arabe des femmes en sécurité CBRN. Son parcours reflète la capacité du Maroc à former des profils d’excellence capables d’impulser la coopération internationale dans un domaine stratégique et sensible.
La cérémonie de nomination a réuni des délégués venus d’Australie, de Belgique, du Brésil, du Canada, de Corée du Sud, du Japon, du Mexique, du Pakistan, de Slovaquie et des États-Unis. Cette diversité illustre le rôle fédérateur de l’INSC, qui rassemble aujourd’hui les sociétés nucléaires du monde entier et représente plus de 80 000 professionnels. Depuis sa création en 1990 par l’International Group of Nuclear Societies, le Conseil constitue une plateforme d’échange et de coordination où se définissent les grandes orientations du nucléaire civil à l’échelle internationale.
Avec l’élection de Khadija Bendam, l’INSC réaffirme son engagement pour un leadership inclusif et la diversité, tout en soulignant l’importance de la coopération internationale dans la sécurité nucléaire et le développement scientifique. Cette nomination confère au Maroc une visibilité accrue dans les réseaux de gouvernance scientifique mondiale, mettant en lumière l’expertise de ses institutions comme le CNESTEN et leur contribution à la sûreté et à la sécurité nucléaires.

