Un nouveau jalon a été posé dans les relations franco-marocaines avec l’inauguration, ce mardi 27 mai à Laâyoune, d’un centre TLS Contact dédié au traitement des demandes de visa. L’événement s’est déroulé en présence de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, et d’Abdeslam Bekrate, wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra.
Visiblement ému, le diplomate français a salué cette avancée comme « un moment de joie intense », soulignant qu’elle marque l’égalité d’accès, pour les habitants du Sud, aux mêmes services consulaires que dans les grandes villes du Royaume. Désormais, les résidents de Laâyoune, Dakhla, Agadir ou encore Marrakech peuvent déposer leurs dossiers sans devoir entreprendre de longs déplacements.
Ce nouveau centre, pensé comme une passerelle vers la France, a été conçu pour allier confort et modernité. Équipements biométriques de dernière génération, signalétique informative et espaces d’attente adaptés y sont déployés. Les données collectées seront directement transmises au consulat de France à Casablanca, en charge de l’instruction des dossiers pour cette zone.
Les premières demandes ont déjà été enregistrées, a indiqué l’ambassadeur, précisant que les passeports, une fois visés, seront retournés à Laâyoune sous un délai maximum de deux semaines. Une nouvelle ère s’ouvre ainsi pour les voyages professionnels, familiaux ou médicaux vers la France, dans des conditions identiques à celles offertes à Rabat ou Casablanca.
Christophe Lecourtier a par ailleurs salué l’appui des autorités locales, sans lesquelles l’installation de cette infrastructure n’aurait pu se faire aussi rapidement. Il a insisté sur la portée symbolique de cette ouverture : elle réaffirme la place à part entière des provinces du Sud dans le dispositif consulaire français et envoie un message d’équité territoriale.
Interrogé sur les enjeux politiques de cette démarche, le diplomate a rappelé qu’elle s’inscrit dans la continuité des engagements pris lors de la dernière visite du président français au Maroc, à l’invitation du Roi Mohammed VI. Elle traduit la volonté de traiter les provinces du Sud sur un pied d’égalité, tant en matière de coopération que de services publics.
L’ambassadeur a aussi évoqué les projets structurants en cours dans la région, citant notamment la future école française de Laâyoune, où les élèves pourront bientôt passer le baccalauréat sans avoir à quitter leur ville. Il a aussi mentionné les investissements de l’Agence française de développement (AFD) à Laâyoune et Dakhla, ainsi que l’ouverture imminente d’un nouvel espace culturel de l’Alliance française.
Ce centre TLS Contact est plus qu’un guichet administratif : il incarne un engagement politique tangible, dans le sillage du soutien officiel de la France au plan d’autonomie marocain pour le Sahara. Il s’inscrit dans une dynamique plus large, portée par Paris, de consolidation de sa présence diplomatique dans le sud du Royaume, au service du développement, de l’éducation et de la coopération culturelle.
Par cette initiative, la France affirme sa volonté d’accompagner les transformations en cours dans ces territoires et de renforcer les liens humains et institutionnels qui l’unissent au Maroc, en particulier dans les régions du Sahara.

