Le milieu artistique égyptien est en deuil. L’actrice Névin Mandour s’est éteinte à l’âge de 53 ans, a-t-on appris mercredi. Son décès serait consécutif à un incendie survenu à son domicile, qui aurait provoqué une asphyxie fatale.
L’annonce a été faite par l’acteur Chérif Idriss à travers un message publié sur les réseaux sociaux, dans lequel il a exprimé sa profonde tristesse et rendu hommage à une amie décrite comme bienveillante et appréciée de son entourage. Selon les informations relayées par plusieurs médias locaux, le drame se serait produit dans l’appartement de l’actrice à Alexandrie, où elle a perdu la vie avant l’arrivée des secours.
Révélée au début des années 2000, Névin Mandour avait marqué le public dès sa première apparition au cinéma en 2003 dans le film Elly Baly Balak, aux côtés de Mohamed Saad. Le succès du long métrage l’avait propulsée sur le devant de la scène, notamment grâce à son interprétation du personnage de Fayhaa, épouse d’un officier de police, rôle resté gravé dans la mémoire des spectateurs.
Elle avait ensuite poursuivi son parcours à la télévision avec la série Ragealek Ya Iskandariya, diffusée en 2005 et portée par Khaled El Nabawi. Peu après, l’actrice s’était retirée du paysage artistique, disparaissant des écrans pendant de longues années, loin de l’agitation médiatique.
Récemment, Névin Mandour avait surpris le public en réapparaissant dans une émission télévisée, où elle était revenue avec pudeur sur les raisons personnelles et professionnelles de son éloignement du monde artistique, suscitant une vague de sympathie.
Sa disparition remet en lumière une trajectoire singulière, faite d’un succès précoce, d’un long silence et d’un attachement durable du public. Une page se tourne pour une comédienne dont la présence, bien que discrète ces dernières années, continue de résonner dans la mémoire collective.

