Dans la déclaration conjointe publiée à l’issue des échanges, Berlin inscrit désormais cette proposition au centre de son approche diplomatique, la présentant comme une base sérieuse et crédible pour relancer le processus politique sous l’égide des Nations Unies. Cette orientation s’appuie également sur la résolution 2797 du Conseil de sécurité, adoptée le 31 octobre 2025, que la partie allemande considère comme un cadre de référence pour une sortie de crise réaliste et durable.
Le document met en avant l’idée qu’une autonomie élargie, dans le respect de l’intégrité territoriale du Royaume, apparaît comme l’une des options les plus concrètes pour parvenir à un compromis politique viable. Dans ce sens, Berlin réaffirme son soutien au rôle du Secrétaire général de l’ONU et de son envoyé personnel, chargés de faciliter des négociations construites autour de cette dynamique.
L’Allemagne salue également la volonté du Maroc de détailler les contours institutionnels et politiques de ce projet, traduisant une ouverture accrue au dialogue technique et juridique sur sa mise en œuvre.
Au-delà du cadre strictement diplomatique, Berlin annonce son intention d’aligner ses actions politiques et économiques avec cette orientation, en conformité avec le droit international, ce qui traduit une volonté d’inscrire cette position dans la durée.

Cette prise de position s’inscrit dans un mouvement plus large observé ces dernières années. L’Allemagne rejoint ainsi un ensemble de partenaires ayant opéré des ajustements similaires, à l’image du Royaume-Uni, des États-Unis et plus récemment du Canada, qui ont tous renforcé leur soutien à l’approche marocaine de règlement.
Cette dynamique internationale s’est également traduite par des évolutions notables au sein d’autres pays, notamment le Ghana (2025), l’Équateur (2024), ainsi que le Mali et la Bolivie en 2026, illustrant un réalignement progressif autour de la proposition d’autonomie comme base de discussion centrale. Les pays africains frères n’ont pas manqué de réaffirmer leur soutien comme l’ont témoigné la république du Gabon, la république de Sao Tomé-et-Principe entre autres.
Plusieurs États, dont le Ghana (2025), l’Équateur (2024), ainsi que le Mali et la Bolivie (2026), le Honduras (2026) ont revu leur lecture du dossier en retirant tout soutien à l’entité autoproclamée dite « RASD », tout en considérant l’initiative d’autonomie présentée par le Maroc comme l’unique base sérieuse, crédible et réaliste pour parvenir à un règlement politique durable du différend.

