L’industrie des séries latino-américaines amorce un nouveau virage. Avec Corazón de Marruecos, le groupe TelevisaUnivision propose une production qui dépasse le cadre classique de la telenovela pour s’inscrire dans une logique plus globale, à la fois narrative, esthétique et culturelle.
Porté par la productrice Rosy Ocampo, ce projet s’appuie sur une stratégie visant à moderniser un format historique en l’ouvrant à des enjeux contemporains et à des publics élargis. L’intrigue, adaptée d’une œuvre de Delia González, repose sur une architecture dramatique calibrée pour les créneaux de grande écoute, tout en intégrant des problématiques actuelles.
Le récit suit le parcours de Yasmine, une jeune femme originaire du Maroc, contrainte de quitter son environnement pour échapper à un mariage imposé. Son arrivée au Mexique marque le point de départ d’une trajectoire de reconstruction personnelle. Elle y rencontre León, héritier d’un groupe joaillier influent, avec lequel elle entame une relation mise à l’épreuve par des tensions sociales, culturelles et familiales.
La distribution principale réunit África Zavala, José Ron et Claudia Álvarez, autour d’un schéma narratif structuré par un triangle relationnel. À cette configuration s’ajoute la participation de Daniela Romo, dont le retour à l’écran constitue l’un des éléments marquants de la production.
Le choix de situer l’action entre deux espaces géographiques et symboliques .Cette orientation se reflète également dans les lieux de tournage, répartis entre les deux pays, avec un objectif de valorisation visuelle et narrative.
Sur le plan thématique, Corazón de Marruecos aborde des questions sensibles telles que les contraintes sociales, la quête d’émancipation, ou encore les tensions liées à l’identité et à l’exil. Des axes qui témoignent d’une évolution du genre, désormais plus attentif aux réalités contemporaines.
La diffusion est prévue dans un premier temps sur la plateforme Vix, avant une exploitation télévisuelle programmée pour 2027. Ce calendrier illustre l’adaptation progressive des telenovelas aux nouveaux modes de consommation, où le numérique joue un rôle central.
Le Maroc apparaît de nouveau comme un acteur majeur de productions cinématographiques, fort d’un écosystème qui a déjà fait ses preuves à internationale. avec productions emblématiques comme Gladiator de Ridley Scott, tourné en partie à Ouarzazate, ou encore Kingdom of emblématiques , ont contribué à asseoir la réputation du Royaume comme décor privilégié pour les grandes fresques historiques.
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