À l’occasion de la fête du Travail, les tensions entre Donald Trump et Cuba ont franchi un nouveau cap. Washington a annoncé une série de mesures restrictives renforcées à l’encontre de l’île, tandis que des foules importantes se rassemblaient à La Havane pour afficher leur attachement à la souveraineté nationale.
Le président américain justifie ce durcissement par la perception persistante de Cuba comme une menace pour les intérêts stratégiques des États-Unis. Le nouveau dispositif, formalisé par décret, vise notamment les institutions financières étrangères entretenant des liens avec les autorités cubaines, tout en introduisant des limitations supplémentaires en matière migratoire. Plusieurs secteurs clés de l’économie, dont l’énergie et les ressources minières, sont également ciblés, de même que des individus accusés d’atteintes graves aux droits fondamentaux.
Ces annonces interviennent dans un contexte déjà marqué par un embargo de longue date, auquel s’est ajouté récemment un encadrement strict des approvisionnements énergétiques de l’île. Cette pression accrue s’exerce alors que Cuba traverse une crise économique profonde, aggravée par la chute du tourisme, les difficultés d’approvisionnement et la paralysie de certaines industries stratégiques.
En parallèle, les autorités cubaines ont mobilisé largement à l’occasion du 1er mai. Aux côtés de figures historiques comme Raúl Castro et du président Miguel Díaz-Canel, des centaines de milliers de participants ont défilé, dénonçant la politique américaine et appelant à la résistance face aux pressions extérieures.

