Mayssa Salama Ennaji
C’est sur ses réseaux sociaux que Mayssa Salama Ennaji, l’une des personnalités les plus suivies du web marocain, a surpris son public en dévoilant sa décision de se lancer dans l’arène politique. Ancienne journaliste, chroniqueuse et voix critique du débat public, elle refuse l’étiquette d’« influenceuse » trop souvent accolée à son nom. Dans une vidéo accompagnée d’un texte, elle a écrit :
« Pour la première fois depuis dix-sept ans, en tant que porte-parole et militante politique, j’annonce ma candidature aux élections de 2026. On a tenté de me discréditer et de me réduire au silence sur les réseaux sociaux ; je tâcherai désormais de faire entendre ma voix sous la coupole du Parlement ».
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Cette annonce n’a pas tardé à faire réagir le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Nabil Benabdallah, qui a salué cette initiative avec enthousiasme. Dans un message publié sur Facebook, il a déclaré :
« Nous accueillons avec beaucoup de fierté la décision de Mme Mayssa Salama Ennaji de se présenter aux prochaines élections législatives sous la bannière du Parti du progrès et du socialisme ».
Pour le leader du PPS, cette candidature illustre l’attrait croissant du parti du Livre. Il souligne que la notoriété de Mayssa, sa capacité à communiquer et à mobiliser, ainsi que sa proximité avec les préoccupations citoyennes, constituent des atouts précieux pour enrichir le combat politique mené par sa formation. Selon lui, cette dynamique permettra de renforcer la critique d’un “gouvernement jugé défaillant” et d’incarner une alternative démocratique et progressiste en phase avec les attentes des Marocains.
Nabil Benabdallah a également annoncé qu’une rencontre sera organisée prochainement avec la nouvelle candidate, insistant sur l’ouverture du PPS à toutes les compétences émergentes désireuses de participer à la vie publique et d’apporter un souffle neuf au champ politique national.
Une candidature qui pourrait bousculer les législatives 2026 ?
Dans un contexte où les élections s’annoncent moroses, marquées par un désintérêt croissant des citoyens et un climat politique terni par scandales et mesures de moralisation exceptionnelles, l’arrivée d’une figure disruptive comme Mayssa pourrait changer la donne. Sa candidature pourrait raviver l’attention sur le scrutin, intriguer un électorat souvent détaché et inspirer d’autres acteurs de la société civile ou des réseaux sociaux à franchir eux aussi le pas vers l’engagement politique.



