L’État marocain et la Société Nationale des Autoroutes du Maroc ont franchi une nouvelle étape stratégique, ce jeudi 14 mai 2026 à Rabat, avec la signature du nouveau contrat de concession encadrant la gestion et le développement du réseau autoroutier national. L’accord, conclu entre l’État et la Société Nationale des Autoroutes du Maroc (ADM), a été paraphé par le ministre de l’Équipement et de l’Eau Nizar Baraka, le ministre délégué chargé du Budget Fouzi Lekjaa et le directeur général de l’ADM Autoroutes du Maroc, en présence du directeur général adjoint de l’Agence Nationale de Gestion Stratégique des Participations de l’État.
Ce nouveau cadre contractuel s’inscrit dans la mise en œuvre du protocole d’accord État-ADM couvrant la période 2025-2032, signé le 21 mars 2025. Il remplace la convention de concession globale de 2019 et vise à renforcer la gouvernance du réseau autoroutier, tout en accompagnant les transformations structurelles du secteur des infrastructures au Maroc. Les autorités publiques entendent ainsi consolider un modèle de gestion plus performant et mieux adapté aux enjeux de financement et d’expansion du réseau.
Le réseau autoroutier marocain, long d’environ 1.800 kilomètres, constitue aujourd’hui l’un des plus développés du continent africain. Depuis sa création en 1989, ADM a joué un rôle central dans la connexion des principaux pôles économiques et urbains du Royaume, facilitant la mobilité des personnes et le transport des marchandises, tout en soutenant la dynamique de développement régional.
Le nouveau contrat introduit plusieurs évolutions majeures, notamment l’élargissement du périmètre de concession. Celui-ci intègre désormais de nouvelles infrastructures stratégiques, dont l’autoroute Tit Mellil–Berrechid, l’autoroute continentale Rabat–Casablanca, ainsi que la gestion de l’exploitation de l’axe Guercif–Nador. Ces extensions viennent répondre à la pression croissante sur le réseau et aux besoins logistiques liés à l’évolution économique du pays.
Lors de la cérémonie, Nizar Baraka a souligné que cette restructuration contractuelle s’inscrit dans une logique de continuité tout en apportant des ajustements nécessaires pour garantir la viabilité financière de l’ADM. Il a également rappelé que le réseau autoroutier est appelé à jouer un rôle déterminant dans les préparatifs de la Coupe du Monde 2030, avec des exigences élevées en matière de fluidité, de sécurité et de connectivité entre les villes hôtes.
De son côté, Fouzi Lekjaa a mis l’accent sur l’importance de ce nouveau dispositif pour sécuriser l’équilibre financier de l’entreprise publique et soutenir le financement des projets d’infrastructures. Selon lui, la consolidation du modèle économique de l’ADM constitue un levier essentiel pour accompagner les grands chantiers nationaux en cours.
Le directeur général de l’ADM a, pour sa part, insisté sur la continuité de la mission de l’entreprise, à la fois dans le développement du réseau et dans l’amélioration du service aux usagers, avec un engagement renforcé en matière de qualité, de sécurité et de performance opérationnelle.

