Le projet de ligne à grande vitesse reliant Kénitra à Marrakech entre dans une phase décisive. L’Office national des chemins de fer (ONCF) amorce la construction d’un réseau de gares ultramodernes, de technicentres et de stations de maintenance destinés à accompagner cette nouvelle ère du transport ferroviaire marocain.
Quelques semaines après le lancement officiel donné par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’ONCF poursuit la mise en œuvre de sa stratégie de modernisation ferroviaire. Objectif : doter le Royaume d’une infrastructure performante, capable de relier le nord au sud à grande vitesse tout en améliorant la mobilité urbaine et régionale.
Dans ce cadre, l’Office engage la réalisation d’un ensemble cohérent de nouvelles gares à grande vitesse, de gares régionales et de technicentres de maintenance répartis sur plusieurs zones clés du territoire national. Casablanca, Rabat, Marrakech, Fès et Meknès figurent parmi les principaux pôles concernés par ce programme d’envergure, qui s’inscrit dans la continuité du corridor ferroviaire Kénitra–Marrakech.
Ces infrastructures accompagneront la future ligne LGV, pierre angulaire du réseau national à grande vitesse, pensée pour connecter durablement les régions et soutenir la dynamique économique du pays.
Neuf zones de travaux pour une même ambition
Le chantier s’organise autour de neuf lots géographiques couvrant l’ensemble du tracé. Chaque lot comprend la construction ou la modernisation de gares, ainsi que la création de sites techniques et de zones de maintenance dédiées au matériel roulant.
Parmi les principales étapes : la gare du Grand Stade de Hassan II, la gare Casa Sud, les gares de Marrakech Guéliz et de Rabat-Salé-Kénitra, sans oublier les technicentres de Nouaceur et de Fès. Les stations de maintenance, quant à elles, verront le jour à Meknès, Sidi Kacem, Benguerir et Casa-Sud.
Ce déploiement progressif permettra de doter les grandes métropoles, mais aussi les villes intermédiaires, d’équipements ferroviaires à la pointe de la technologie.
Des gares pensées comme des espaces de vie
Le programme ne se limite pas à la construction des quais et bâtiments. Chaque site fera l’objet d’une conception « tout corps d’état », intégrant les installations électriques, la climatisation, la ventilation, ainsi que les aménagements extérieurs, les zones d’intermodalité (dépose-minute, parkings, taxis) et des espaces paysagers.
Ces futures gares, véritables portes d’entrée urbaines, offriront aux voyageurs des environnements modernes, confortables et durables. Les halls seront conçus comme des lieux de rencontre et de services, où se côtoient mobilité, commerce et convivialité.
Des technicentres au service de la performance
Les technicentres et stations de maintenance joueront un rôle essentiel dans la pérennité du matériel roulant et la fiabilité du réseau. Ces installations accueilleront les opérations de suivi, de réparation et de gestion du matériel, garantissant des conditions optimales d’exploitation.
La nouvelle ligne, qui prolongera la LGV existante entre Tanger et Kénitra, est conçue pour une vitesse de conception de 350 km/h, avec une exploitation prévue à 320 km/h. Une prouesse technologique qui positionnera le Maroc parmi les leaders africains du transport ferroviaire à grande vitesse.
Au-delà des chiffres et des chantiers, la LGV Kénitra–Marrakech symbolise l’ambition d’un pays en mouvement. En misant sur des infrastructures de nouvelle génération, l’ONCF réaffirme sa volonté de construire un réseau plus rapide, plus durable et plus intégré, au service de la compétitivité territoriale et de la mobilité des citoyens.

