Les importants incendies de forêt qui ont frappé plusieurs régions du Maroc au cours de la semaine écoulée ont détruit près de 628 hectares de couvert végétal, selon le dernier bilan communiqué dimanche soir par les autorités. Si les principaux foyers sont désormais maîtrisés, les équipes d’intervention restent mobilisées afin d’éviter toute reprise des flammes dans les zones les plus sensibles.
Les sinistres les plus marquants ont été enregistrés dans les provinces de Taroudant, Béni Mellal et Azilal, où les fortes chaleurs, la sécheresse et les conditions météorologiques ont favorisé la propagation des incendies. Pour faire face à cette situation, un important dispositif a été déployé, réunissant plus d’un millier d’intervenants, parmi lesquels des éléments de la Protection civile, des Forces armées royales, des services des Eaux et Forêts, des forces de sécurité et des volontaires locaux. Huit avions Canadair ont également été engagés pour appuyer les opérations aériennes.
Le foyer le plus important s’est déclaré dans la commune d’Ounaine, relevant de la province de Taroudant. L’incendie de Salmimt, qui a parcouru environ 403 hectares, est désormais circonscrit à 100 %, a indiqué Samir Tberkant, chef du service des incendies de forêt à l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF). Au cours des premiers jours de l’intervention, le feu s’était temporairement propagé jusqu’à la commune d’Ijoukak, dans la province d’Al Haouz, où une quatorzaine d’hectares avaient été touchés avant une maîtrise rapide du sinistre.
Dans la province de Béni Mellal, les flammes ont ravagé la forêt de Ben Attar, près de Kasba Tadla. L’incendie, entièrement éteint après plusieurs jours d’intervention, a détruit près de 170 hectares de forêt, auxquels s’ajoutent entre 30 et 40 hectares de terres agricoles voisines. Malgré l’extinction du feu, les autorités poursuivent la surveillance de la zone afin de prévenir tout nouveau départ.
Un troisième incendie a concerné la forêt d’Infark, à proximité d’Afourar, dans la province d’Azilal. Les équipes mobilisées ont progressivement contenu ce foyer, qui a parcouru environ 25 hectares. Les opérations de contrôle se poursuivent afin d’assurer une extinction complète.
Le dernier bilan fait état d’une augmentation d’une trentaine d’hectares des surfaces brûlées par rapport aux premières estimations publiées en fin de semaine. Cette évolution reflète la difficulté des opérations menées dans des zones montagneuses et parfois difficiles d’accès, où les conditions climatiques peuvent rapidement favoriser la reprise des flammes.
Chaque été, le risque d’incendies de forêt s’accroît au Maroc sous l’effet des températures élevées, de la sécheresse persistante et des vents. Les autorités appellent à la vigilance afin de limiter les départs de feu, alors que la saison estivale reste propice à la multiplication des incendies dans plusieurs massifs forestiers du Royaume.


