Libre depuis son départ de la sélection marocaine début mars, Walid Regragui est depuis peu sous le feu des projecteurs. Courtisé, le technicien marocain semble vouloir prendre son temps. Entre pistes sérieuses, portes entrouvertes et hypothèses plus lointaines, tour d’horizon des destinations possibles de notre Regragui national.
Arabie saoudite : une porte entrouverte… mais verrouillée pour l’instant
La piste a longtemps été présentée comme la plus crédible. L’Arabie saoudite coche plusieurs cases : moyens financiers, ambition internationale, environnement maîtrisé par Regragui. Sur le papier, le mariage semblait logique.
Dans les faits, le dossier est à l’arrêt. Hervé Renard devrait rester en poste jusqu’à la Coupe du monde 2026. Malgré des remous médiatiques et des critiques locales, le Français, selon les récentes informations, semble conserver la confiance de sa fédération.
Conséquence : à court terme, la place est prise. À moyen terme, en revanche, tout reste ouvert. Le contrat de Renard s’arrête après le Mondial. Si Regragui patiente, la succession pourrait devenir une option crédible. À condition de ne pas s’engager ailleurs d’ici là.
Ghana : une piste réelle… sans véritable adhésion
Le nom de Regragui a circulé ces derniers jours du côté d’Accra, où sa fédération cherche un nouveau souffle après plusieurs campagnes décevantes. Le profil séduit : expérience internationale, capacité à structurer un groupe, légitimité africaine.
Mais l’intérêt n’est pas réciproque, ou en tout cas, pas avec la même intensité. Regragui, selon plusieurs sources, ne serait pas particulièrement emballé par le projet des Black Stars.
Deux éléments pèsent : une instabilité chronique autour de la sélection et une volonté assumée de viser un autre environnement. Le Ghana reste donc une option, mais pas une priorité.
L’Europe : le vrai objectif ?
C’est sans doute là que se situe le cœur du projet Regragui. Après une expérience réussie en sélection, Regragui pourrait souhaiter se mesurer au quotidien d’un club, dans un championnat majeur, et qu’il aurait déjà connu en tant que joueur.
La Ligue 1 et la Liga sont régulièrement évoquées. Deux terrains compatibles avec son profil : proximité culturelle et linguistique pour la France, exigence tactique et technique pour l’Espagne.
Reste une question : quel club ? Pour l’instant, aucun nom ne filtre. Mais Regragui aurait, selon FootMercato, déjà refusé certaines offres, notamment du Golfe, dans l’attente d’un projet européen cohérent.
Le timing sera ainsi déterminant. Les bancs se libèrent rarement en avril sans contexte de crise. Il faudra donc viser l’été, voire patienter.
Un retour en club… ailleurs ?
En dehors de l’Europe, d’autres options existent. Le Qatar ou les Émirats ont déjà manifesté un intérêt par le passé. Des championnats où Regragui possède une cote élevée, notamment grâce à son passage réussi au WAC et son sacre continental. Ces destinations offrent confort et stabilité, mais posent une question sportive : progression ou gestion de carrière ? À ce stade, elles ne semblent pas prioritaires.
En tout cas, à 50 ans, Walid Regragui n’est pas dans l’urgence. Loin de là. Son passage à la tête du Maroc, marqué par une demi-finale historique en Coupe du monde et une série record de victoires, lui garantit une crédibilité durable. Sa prochaine destination ne devrait logiquement pas être dictée par l’urgence. Ce sera un choix.
À moins que le Mondial 2026 ne vienne, au dernier moment, faire pencher la balance.

