Le Conseil de gouvernement, réuni jeudi, a validé le projet de loi n° 68.25 portant modification et complément de la loi n° 80.12 relative à l’Agence nationale d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (ANEAQ). Présenté par le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, ce texte vise à renforcer le cadre juridique et institutionnel encadrant l’évaluation des établissements universitaires et des structures de recherche au Maroc.
Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, a souligné que cette réforme entend améliorer la qualité de l’enseignement supérieur et favoriser son alignement avec les standards internationaux. Le projet clarifie notamment les missions de l’agence et ses interactions avec les autres acteurs institutionnels du secteur, afin d’assurer une évaluation plus cohérente et transparente des programmes universitaires et des activités de recherche scientifique.
Parmi les nouveautés introduites, le texte précise les attributions de l’agence dans la conduite des opérations d’évaluation et marque un changement de dénomination : elle devient désormais l’« Agence marocaine d’évaluation et d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ». Cette évolution reflète la volonté des autorités de professionnaliser davantage l’évaluation académique et de renforcer la crédibilité des résultats aux niveaux national et international.
Le projet de loi s’inscrit dans un contexte de réforme globale de l’enseignement supérieur au Maroc, où la qualité de la formation et de la recherche constitue un levier stratégique pour l’employabilité des diplômés et l’innovation scientifique. En harmonisant les procédures d’évaluation et en clarifiant les responsabilités de l’agence, le gouvernement entend créer un environnement plus transparent, favorisant la performance des établissements et la confiance des étudiants, des enseignants et des partenaires institutionnels.
Cette réforme marque une étape clé dans le processus de modernisation de l’enseignement supérieur marocain et traduit la volonté d’adopter des pratiques reconnues au niveau international, tout en renforçant l’ancrage institutionnel et réglementaire du système. Elle devrait contribuer à positionner le Maroc comme un acteur crédible dans le domaine de la recherche scientifique et de la qualité académique, consolidant ainsi la stratégie nationale de développement des compétences et de l’innovation.

