Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Marrakech ont révélé une faille embarrassante dans l’infrastructure de l’aéroport Ménara. Ce dernier, symbole de modernité pour la ville, a vu son toit céder sous l’assaut des intempéries, laissant l’eau s’infiltrer dans plusieurs parties de l’aérogare. Un incident qui n’est pas passé inaperçu et qui a rapidement été porté devant le Parlement.
Mehdi El Fatimi, député de l’opposition socialiste, a pris les devants en interpellant officiellement le ministre des Transports et de la Logistique, Mohamed Abdel Jalil, sur les mesures prévues pour pallier cette situation préoccupante. Dans une lettre incisive, il a exigé des explications claires quant aux solutions envisagées pour éviter que de telles infiltrations d’eau ne se reproduisent.
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Le parlementaire n’a pas manqué de soulever d’autres questions cruciales : quelles sont les véritables causes techniques de ces fuites? Les normes de construction appliquées aux aéroports marocains sont-elles suffisamment rigoureuses pour faire face à des épisodes météorologiques exceptionnels? Autant de points qu’il estime essentiels à clarifier, afin de s’assurer que les infrastructures aéroportuaires soient capables de résister aux caprices du climat.
Le 13 octobre dernier, des pluies torrentielles ont ainsi mis en lumière les faiblesses du toit de l’aéroport, provoquant des infiltrations massives qui ont surpris les voyageurs, notamment les nombreux touristes étrangers présents. L’Office National des Aéroports (ONDA) a rapidement réagi, expliquant que ces précipitations avaient largement dépassé les capacités des systèmes d’évacuation des eaux pluviales, endommageant certains conduits et entraînant des fuites dans plusieurs zones de l’aérogare.
Si l’ONDA a tenu à rassurer quant au bon fonctionnement du trafic aérien, elle a tout de même reconnu que l’infrastructure avait été partiellement affectée. Des réparations et améliorations seraient déjà à l’étude pour renforcer la résilience de l’aéroport face à de futurs épisodes météorologiques. Mais pour l’heure, l’image de l’aéroport de Marrakech, joyau touristique, a bel et bien été ternie par ces défaillances.

