Le Maroc franchit une nouvelle étape dans la refonte de son réseau de transport collectif. Un premier lot de 257 autobus flambant neufs vient d’être réceptionné au port de Casablanca, marquant le coup d’envoi du Programme national de transport public urbain par autobus 2025–2029.
Ce programme ambitieux, piloté par le ministère de l’Intérieur, vise à doter les grandes villes du Royaume d’un service de mobilité plus fiable et mieux adapté aux besoins quotidiens des citoyens.
Dans cette première phase, plusieurs agglomérations bénéficieront de ce nouvel arrivage : Marrakech (49 bus), Agadir (40), Tanger (56), Tétouan (68) et Benslimane (44).
À Marrakech, le directeur général de la Société de développement local Marrakech Mobility, Abdelaaziz Fares, a précisé que ces bus s’inscrivent dans le cadre du nouveau modèle de gestion déléguée du transport urbain, conçu en concertation avec les collectivités locales. La ville ocre prévoit d’ici novembre un parc total de 207 véhicules destinés à renforcer son réseau.
Selon le responsable, ces véhicules répondent à une demande croissante de transport collectif identifiée lors de la récente étude de restructuration du réseau urbain. Avant leur mise en circulation, les autobus seront équipés de systèmes intelligents permettant un suivi en temps réel des données d’exploitation et des performances du service.
Ces outils technologiques offriront également aux voyageurs un accès instantané aux informations sur les lignes, la fréquence des passages ou la disponibilité des titres de transport, via le web, les distributeurs automatiques et les applications mobiles.
Doté d’une enveloppe globale de près de 11 milliards de dirhams, le Programme national de transport public urbain par autobus profitera à 37 autorités délégantes couvrant 84 villes et zones urbaines. Il prévoit l’acquisition d’environ 3 800 autobus, l’installation de systèmes numériques d’aide à la gestion et la mise en place de dispositifs d’information destinés aux usagers.
Au-delà de la modernisation du parc roulant, ce programme dessine les contours d’une nouvelle gouvernance de la mobilité urbaine, en phase avec les orientations royales appelant à des services publics plus performants et équitables dans le cadre de la régionalisation avancée.


