Une convention de partenariat a été signée, lundi à Rabat, pour encadrer l’aménagement, l’équipement et la gestion du musée Sidi Mohammed Ben Abdellah à Essaouira, marquant une nouvelle étape dans la structuration de l’offre muséale et la valorisation du patrimoine culturel de la cité des Alizés.
Ce projet réunit plusieurs acteurs institutionnels majeurs, dont Mohamed Mehdi Bensaid, ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, André Azoulay, Conseiller de SM le Roi et président fondateur de l’Association Essaouira Mogador, ainsi que Tarik Ottmani, président du Conseil communal d’Essaouira, et Mehdi Qotbi, président de la Fondation Nationale des Musées. La convention s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à renforcer la préservation du patrimoine matériel et immatériel d’Essaouira, tout en consolidant son rôle de pôle culturel et touristique.
Au-delà des aspects techniques liés à la gestion du musée Sidi Mohammed Ben Abdellah, le projet ambitionne de structurer une offre culturelle plus cohérente et attractive. Il vise également à soutenir les pratiques culturelles locales, qui participent depuis longtemps à l’identité d’Essaouira, ville reconnue pour son héritage historique, son ouverture et son esprit de coexistence.
Lors de la cérémonie de signature, le ministre Mohamed Mehdi Bensaid a souligné que cette initiative devrait contribuer à dynamiser l’investissement culturel dans la ville, tout en renforçant son attractivité touristique. Il a également mis en avant le rôle croissant des institutions muséales dans le développement économique local, notamment à travers les industries culturelles et créatives, appelées à évoluer dans un contexte marqué par les transformations technologiques et l’essor de l’intelligence artificielle.
Le ministre a rappelé que la culture ne peut être portée uniquement par les pouvoirs publics. Elle repose aussi sur l’implication des collectivités territoriales et de la société civile, dont l’action complémentaire est essentielle pour assurer la pérennité des projets culturels et leur ancrage dans le tissu local.
De son côté, Mehdi Qotbi a insisté sur la vocation du futur musée, appelé à devenir un espace vivant de transmission, d’apprentissage et de découverte. Selon lui, cette structure contribuera à enrichir l’offre muséale nationale tout en préservant l’identité singulière d’Essaouira, en cohérence avec les Hautes Orientations Royales qui placent la culture au cœur du développement du Royaume. Il a également souligné l’importance de relier mémoire historique et création contemporaine afin d’offrir aux visiteurs une lecture renouvelée du patrimoine souiri.
Le président du Conseil communal d’Essaouira, Tarik Ottmani, a pour sa part mis en avant l’apport stratégique de ce projet dans la consolidation de l’écosystème culturel local. La ville, qui attire chaque année un important flux de visiteurs en quête de tourisme culturel, voit dans ce musée un levier supplémentaire pour renforcer son attractivité et diversifier son offre.
Cette convention vient ainsi prolonger les missions de la Fondation Nationale des Musées, qui œuvre à la généralisation des institutions muséales à travers les différentes régions du Royaume. Elle s’inscrit dans une vision globale visant à doter chaque territoire d’espaces dédiés à la mémoire, à la création et à la transmission culturelle.
En renforçant la gestion et la valorisation du musée Sidi Mohammed Ben Abdellah, ce partenariat consolide la place d’Essaouira comme destination culturelle majeure, où patrimoine et modernité continuent de dialoguer.


