Neila Tazi, figure marquante de la scène politique marocaine, vient d’être élue vice-présidente du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le Fonds monétaire international (FMI) pour la période 2025-2027. Membre du groupe CGEM à la Chambre des Conseillers et présidente de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense nationale et des Marocains résidant à l’étranger, elle devient ainsi la première élue marocaine à occuper une fonction aussi stratégique au sein de cette instance internationale.
Créé en 2000, le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI réunit près de deux mille parlementaires issus de plus de cent quarante pays. Son rôle consiste à favoriser un dialogue continu entre les élus nationaux et les grandes institutions financières mondiales afin de renforcer la transparence et la redevabilité dans la gouvernance économique internationale. Plateforme de concertation indépendante et non gouvernementale, le Réseau promeut également le partage des meilleures pratiques en matière de politiques de développement et soutient le rôle de contrôle démocratique des parlements.
Le conseil d’administration du Réseau, basé à Paris, est composé de neuf membres élus et trois cooptés, représentant les différentes régions du monde. Pour le mandat à venir, il compte des parlementaires du Royaume-Uni, du Kenya, du Luxembourg, du Sénégal, du Mexique, de l’Angola, de l’Espagne et du Pakistan. L’entrée en fonction du nouveau conseil est prévue le 13 octobre prochain, lors des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI à Washington, précédées du traditionnel Forum parlementaire.
Engagée depuis plusieurs années dans la diplomatie parlementaire, Neila Tazi avait fondé en 2016 le chapitre marocain du Réseau parlementaire. Cinq ans plus tard, elle avait été élue membre du conseil d’administration en tant que représentante de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord). Sa réélection en septembre 2025, suivie de sa promotion à la vice-présidence, témoigne de la reconnaissance internationale de son action et de la place croissante du Maroc dans les espaces de gouvernance mondiale.
Cette distinction intervient dans un contexte où la Banque mondiale renforce sa présence au Maroc, avec l’installation annoncée de son siège régional à Rabat. Une décision qui confirme la confiance de l’institution dans la stabilité du Royaume et son rôle de plateforme régionale pour la coopération économique en Afrique du Nord et de l’Ouest. À travers ce bureau régional, la Banque mondiale compte intensifier son appui aux pays de la région dans des domaines clés tels que le développement durable, l’éducation, les infrastructures et la transition énergétique.
La nomination de Neila Tazi illustre la montée en puissance du Maroc sur la scène internationale et la reconnaissance de son engagement dans la construction d’un dialogue équilibré entre le Nord et le Sud. En s’impliquant au cœur d’un réseau qui façonne les débats mondiaux sur le développement, la parlementaire contribue à faire entendre la voix du Maroc dans les enceintes économiques les plus influentes.

