Le marché des œufs connaît un net recul des prix au Maroc. Dans plusieurs villes du Royaume, le prix de l’unité est tombé autour de 0,70 dirham, un niveau rarement observé ces dernières années. Pourtant, cette baisse significative ne semble pas avoir relancé la consommation comme espéré par les professionnels du secteur.
Selon plusieurs commerçants et distributeurs, les ventes continuent d’afficher un ralentissement notable malgré la diminution des tarifs. Cette situation serait liée à plusieurs facteurs, notamment l’amélioration du rythme de production, une relative stabilisation des coûts des aliments pour volailles ainsi qu’un affaiblissement de la demande ces dernières semaines.
Face à cette baisse de consommation, de nombreux producteurs auraient été contraints de revoir leurs prix afin d’éviter l’accumulation des stocks et les pertes financières liées au surplus de production.
Pour plusieurs observateurs, cette situation traduit surtout un changement dans le comportement des consommateurs marocains. Dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie et les tensions sur le pouvoir d’achat, la baisse des prix ne suffirait plus, à elle seule, à stimuler rapidement la consommation comme auparavant.
Parallèlement, certains acteurs évoquent également l’impact potentiel des nouvelles tendances alimentaires relayées sur les réseaux sociaux. Parmi elles figure notamment le régime dit des « Tayyibat », qui classe certains aliments comme les œufs ou le poulet parmi les produits considérés comme inflammatoires ou nocifs pour l’organisme.
Les adeptes de ce régime avancent notamment que ces aliments contiendraient des protéines complexes ou des composants susceptibles de provoquer des troubles digestifs et immunitaires. Des affirmations qui continuent toutefois de susciter de nombreux débats et interrogations au sein de la communauté scientifique et médicale.

