Sous la présidence de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Conseil des ministres a validé, dimanche à Rabat, les grandes orientations du Projet de Loi de Finances (PLF) 2026. Ce texte ambitieux, présenté par la ministre de l’Économie et des Finances, s’inscrit dans la continuité des Hautes Orientations Royales et poursuit la dynamique d’un Maroc émergent, résilient et socialement équitable.
L’exercice budgétaire 2026 confirme la volonté du Royaume de concilier croissance économique et justice sociale. Le budget de l’État s’élève à 761,3 milliards de dirhams, en hausse de 5,54 % par rapport à 2025, traduisant la confiance dans la trajectoire économique nationale.
Une croissance solide et un déficit en recul
Malgré un contexte international incertain, le Maroc maintient ses fondamentaux. La croissance est projetée à 4,8 % en 2025, avec une inflation contenue à 1,1 % et un déficit budgétaire ramené à 3,5 % du PIB. Ces performances reposent sur une stratégie claire : renforcer la résilience, diversifier les sources de financement et encourager l’investissement productif.
Le budget général concentre la majorité des dépenses, soit 527,65 milliards de dirhams, tandis que les comptes spéciaux du Trésor mobilisent 167,49 milliards. Les services de l’État gérés de manière autonome disposent de 1,99 milliard, et l’amortissement de la dette publique atteint 64,17 milliards.
Les recettes globales devraient, quant à elles, atteindre 712,55 milliards de dirhams, en hausse de 8,32 % par rapport à 2025. Les recettes fiscales et douanières représentent près de 380 milliards, auxquelles s’ajoutent les revenus issus des monopoles publics (27,5 milliards) et des privatisations (6 milliards).
Le solde budgétaire, hors produits d’emprunt, est estimé à 107,58 milliards de dirhams, soit une nette amélioration par rapport à 2025. Les besoins de financement chutent à 48,74 milliards, confirmant la maîtrise progressive des équilibres macroéconomiques.
140 milliards pour la santé et l’éducation
Le PLF 2026 consacre un effort inédit à la santé et à l’éducation, deux piliers du développement humain. Une enveloppe globale de 140 milliards de dirhams est allouée, accompagnée de la création de 27 000 postes budgétaires.
Le plan santé prévoit la mise en service des CHU d’Agadir et de Laâyoune, l’achèvement du nouvel hôpital Ibn Sina à Rabat et la poursuite des chantiers de Béni Mellal, Guelmim et Errachidia. En parallèle, 90 établissements hospitaliers seront rénovés dans le cadre d’un vaste programme d’amélioration des infrastructures sanitaires.
Côté éducation, la réforme s’intensifie : généralisation du préscolaire, amélioration de la qualité de l’enseignement, et renforcement de l’encadrement pédagogique. L’objectif est clair : bâtir une école marocaine équitable, moderne et ouverte sur le monde du travail.
L’État social, cœur du PLF 2026
Le troisième pilier du projet de loi de finances repose sur la consolidation de l’État social. Le texte prévoit la poursuite de la généralisation de la protection sociale et le déploiement du programme d’aide directe au profit de quatre millions de ménages. Les allocations familiales seront revalorisées — entre 50 et 100 dirhams par enfant — et de nouvelles aides cibleront les enfants orphelins ou abandonnés.
Le PLF 2026 étend également l’affiliation aux régimes de retraite, généralise l’indemnité pour perte d’emploi, et poursuit le programme d’aide au logement pour l’acquisition d’une résidence principale. Ces mesures traduisent la volonté du Royaume de consolider le socle de l’équité et d’assurer la dignité de chaque citoyen.
Réformes et investissements pour un Maroc compétitif
Les réformes structurelles demeurent un levier central du PLF 2026. La Loi organique des finances sera révisée afin de renforcer la culture du résultat et la responsabilité dans la gestion publique.
L’investissement budgétaire prévu s’élève à 136,11 milliards de dirhams, soit une progression de 5,9 %. En ajoutant les crédits d’engagement (79,51 milliards) et les crédits reportés (13 milliards), le montant total des crédits d’investissement mis à la disposition des administrations atteint 228,61 milliards de dirhams.
À l’échelle nationale, l’investissement public global dépassera 380 milliards de dirhams en 2026, intégrant les contributions des entreprises publiques (180 milliards), du Fonds Mohammed VI pour l’investissement (45 milliards) et des collectivités territoriales (22,5 milliards).
La réforme des établissements publics se poursuivra pour garantir une meilleure performance et une répartition territoriale plus équilibrée. Par ailleurs, la modernisation du système judiciaire sera accélérée, afin de rapprocher la justice du citoyen et renforcer la confiance des investisseurs.
Une vision royale pour un Maroc juste et émergent
En approuvant les orientations du Projet de Loi de Finances 2026, le Conseil des ministres entérine une vision ambitieuse et cohérente : celle d’un Maroc fort, attaché à la justice sociale, à la territorialité équilibrée et à la croissance durable. Fidèle à la feuille de route tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, le Royaume continue de bâtir un avenir fondé sur la confiance, l’équité et la solidarité nationale.

