À l’approche du mois de Ramadan, les autorités marocaines affichent un message clair : les marchés nationaux seront correctement approvisionnés et les prix feront l’objet d’une surveillance renforcée afin de protéger le pouvoir d’achat des citoyens. Réunie le 22 janvier à Rabat, au siège du ministère de l’Intérieur, la commission interministérielle mixte chargée du suivi de l’approvisionnement, des prix et des opérations de contrôle a dressé un état des lieux jugé globalement rassurant.
Dès l’ouverture des travaux, les responsables gouvernementaux et institutionnels ont confirmé que les stocks disponibles en produits alimentaires, énergétiques et de première nécessité couvrent plusieurs mois de consommation. Cette réunion, marquée par la participation de nombreux ministres, des établissements publics stratégiques et de l’ensemble des walis et gouverneurs du Royaume à distance, s’inscrit dans la continuité des hautes orientations royales visant à garantir la stabilité des marchés, notamment durant une période de forte demande comme le Ramadan.
Les données présentées montrent une évolution modérée des prix. Après une hausse de 0,9 % en 2024, l’indice des prix à la consommation a progressé de 0,8 % en moyenne en 2025, selon les chiffres du HCP. Cette relative stabilité est attribuée aux mesures anticipatives mises en œuvre par l’exécutif, en coordination avec les acteurs économiques, pour prévenir toute pénurie et limiter les tensions inflationnistes.
Les récentes précipitations constituent également un facteur positif. Elles devraient améliorer les rendements agricoles, l’élevage et la production animale, renforçant ainsi la sécurité alimentaire nationale. Du côté de la pêche, la reprise attendue des activités des petits pélagiques, très prisés durant le mois sacré, contribuera à diversifier l’offre sur les marchés. Des initiatives spécifiques, comme l’orientation de certaines productions vers le marché intérieur, visent à maintenir des prix accessibles.
Malgré ces indicateurs favorables, les autorités insistent sur la nécessité d’une vigilance constante. Les commissions locales de contrôle sont appelées à intensifier leurs interventions afin de lutter contre la spéculation, le stockage illégal, la manipulation des prix et toute pratique portant atteinte aux droits des consommateurs. Plus de 30 000 opérations de contrôle ont déjà été menées récemment, donnant lieu à plusieurs milliers d’infractions relevées.
Enfin, l’accent est mis sur la communication et la proximité. Des dispositifs de signalement, des cellules de permanence et une mobilisation des associations de protection du consommateur permettront aux citoyens de faire remonter rapidement les irrégularités. À l’approche d’un mois placé sous le signe de la solidarité, le gouvernement réaffirme ainsi sa détermination à garantir des marchés bien approvisionnés, des prix maîtrisés et un climat de confiance durable entre autorités, professionnels et consommateurs.

