Dans l’élan du lancement du programme « Rabat, Capitale mondiale du livre 2026 », un hommage chargé d’émotion a été rendu à une figure familière des rues de la capitale. Le vendeur de livres Mohamed Aziz, connu de générations d’étudiants et de lecteurs, a été salué par une ovation du public, en reconnaissance d’un parcours singulier consacré au livre.
Installé depuis des années dans l’espace public, au cœur de Rabat, Mohamed Aziz a construit, au fil du temps, bien plus qu’une simple activité commerciale. Sa présence constante, au plus près des passants, a fait de lui un repère pour les amateurs de lecture, un intermédiaire discret entre les livres et ceux qui les cherchent, souvent à des prix accessibles.
Cette distinction, symbolique mais forte, intervient dans un contexte particulier, celui de la désignation de la capitale comme ville mondiale du livre. Elle vient rappeler que la culture ne se limite pas aux institutions, mais se vit aussi dans la rue, au contact direct des citoyens.
En honorant Mohamed Aziz, les organisateurs mettent en lumière une autre facette de l’écosystème culturel : celle des acteurs informels, qui participent, à leur manière, à la diffusion du savoir et à la démocratisation de l’accès à la lecture.
Au-delà de l’hommage individuel, ce moment souligne une réalité plus large : derrière les grandes programmations et les événements officiels, ce sont souvent des trajectoires modestes mais constantes qui façonnent durablement le lien entre la société et le livre.

