Lors de la troisième et dernière journée des Assises africaines du Gouvernement ouvert, tenues sous le thème « Vers une Afrique ouverte », le Maroc et le Ghana ont franchi une nouvelle étape dans leur coopération institutionnelle. Amal El Fallah Seghrouchni, ministre déléguée auprès du Chef du gouvernement chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, et Akanvariva Lydia Lamisi, ministre d’État ghanéenne chargée de la Réforme du secteur public, ont signé une déclaration d’intention visant à renforcer les liens entre les deux pays dans les domaines de la transformation numérique et de la modernisation de l’action publique.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre le Royaume du Maroc et la République du Ghana Maroc et Ghana autour des enjeux de gouvernance ouverte et d’innovation administrative. L’accord ouvre la voie à un partenariat structuré centré sur l’amélioration de la qualité des services publics et le partage d’expertises en matière de digitalisation.
Au cœur de cette déclaration, plusieurs axes stratégiques se dessinent. Les deux pays entendent renforcer leur coopération dans le domaine du gouvernement ouvert, de l’intelligence artificielle, de la gouvernance des données et des technologies émergentes. L’objectif affiché est également de promouvoir une administration plus efficace, transparente et inclusive, tout en réduisant les disparités territoriales en matière d’accès aux services numériques.

Le texte prévoit également un dispositif opérationnel de collaboration. Celui-ci repose sur l’échange régulier de délégations et d’experts, ainsi que sur l’organisation d’ateliers, de séminaires, de visites d’étude et de hackathons. Ces initiatives doivent permettre de stimuler l’innovation publique et de faire émerger des projets conjoints à fort impact, au service des citoyens et des écosystèmes numériques des deux pays.
À travers cette déclaration, Rabat et Accra confirment leur volonté de placer la transformation numérique et la réforme de l’administration au centre de leur coopération bilatérale. Dans un contexte continental marqué par une accélération des mutations technologiques, cette convergence traduit une ambition commune : construire des administrations plus agiles et mieux connectées aux attentes des populations.


