La Bibliothèque nationale du Royaume (BNRM) à Rabat entame une phase de modernisation d’envergure, avec un budget de 39,15 millions de dirhams. Les travaux ont été confiés à la société Bora Construction, suite à un appel d’offres international lancé en juin dernier, et supervisés par l’Agence nationale des équipements publics en tant que maître d’ouvrage délégué. Cette initiative vise à repositionner l’institution comme un centre culturel de référence, conforme aux standards internationaux en matière d’accessibilité, de confort et de sécurité.
Piloté par le cabinet d’architecture AEH, dirigé par Anas Al Himdi, le projet de rénovation concerne l’ensemble du bâtiment, depuis les structures porteuses jusqu’aux finitions extérieures. Les espaces de formation, les laboratoires, ainsi que les salles de lecture et de consultation bénéficieront d’un réaménagement complet afin de répondre aux besoins des chercheurs et du grand public. L’opération ambitionne de renforcer le rôle de la BNRM en tant que pôle culturel et intellectuel majeur au Maroc, tout en améliorant l’expérience des visiteurs.
Depuis son inauguration en 2008, la Bibliothèque nationale du Royaume remplit une double mission patrimoniale et culturelle. Elle assure la collecte, l’archivage et la conservation des documents liés à l’histoire et au patrimoine marocains, tout en promouvant la diffusion du savoir grâce à des expositions, conférences et activités éducatives ouvertes au public. Cette rénovation s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures culturelles marocaines, visant à valoriser le patrimoine national et à soutenir la recherche scientifique et culturelle.
Les professionnels du secteur et les visiteurs attendent avec impatience l’aboutissement de ces travaux, qui devraient transformer la BNRM en un lieu à la fois fonctionnel, accessible et attrayant, capable de rivaliser avec les grandes bibliothèques internationales. Au-delà de l’amélioration des infrastructures, le projet réaffirme l’importance accordée à la culture et à l’éducation dans le développement du Maroc, tout en mettant en lumière le rôle central de Rabat comme capitale culturelle du Royaume.


