Le gouvernement marocain a entamé sa rentrée politique en mettant en œuvre des réformes significatives, visant à renforcer le système judiciaire et à faire face à la crise hydrique qui affecte gravement le pays. Lors du Conseil du gouvernement, présidé par Aziz Akhannouch, plusieurs décisions majeures ont été prises, jetant les bases des actions futures de l’Exécutif.
L’une des décisions les plus notables de cette réunion a été l’adoption du projet de loi n°03.23, une initiative législative qui introduit des modifications profondes à la loi n°22.01 relative à la procédure pénale. Ce texte, défendu par le ministre de la Justice, Abdellatif Ouahbi, marque un tournant dans la modernisation du cadre juridique marocain. Plus de deux décennies après sa promulgation, le Code de procédure pénale se voit ainsi révisé pour mieux répondre aux exigences actuelles en matière de justice.
Selon Mustapha Baitas, ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, cette réforme touche plus de 420 articles du Code. Elle cherche à instaurer un juste équilibre entre la protection de la société et la garantie des droits individuels. Le projet met l’accent sur le renforcement des garanties d’un procès équitable, tout en rendant les procédures de garde à vue et de détention provisoire plus rigoureuses. En outre, les mécanismes de justice pénale seront modernisés pour mieux lutter contre la criminalité, tout en assurant une meilleure protection des victimes tout au long des procédures judiciaires.
Parallèlement à cette réforme judiciaire, le gouvernement a également abordé l’urgence de la crise hydrique qui sévit au Maroc. Face à une situation de pénurie d’eau sans précédent, accentuée par trois années consécutives de faibles précipitations, le pays est contraint de déployer des mesures d’urgence pour préserver ses ressources en eau. Lors de son intervention, Mustapha Baitas a rappelé que le gouvernement a accéléré la mise en œuvre de projets hydrauliques stratégiques, tels que la construction de barrages, la connexion entre bassins et le dessalement de l’eau de mer. Ces initiatives, guidées par les orientations royales, sont essentielles pour assurer l’approvisionnement en eau potable et en irrigation, garantissant ainsi la sécurité hydrique du Royaume.
Ces décisions révèlent une rentrée politique placée sous le signe de l’action et de la réforme. Aziz Akhannouch a exhorté les membres de son gouvernement à poursuivre avec détermination les projets engagés, tout en répondant aux attentes des citoyens. Outre les réformes judiciaires et hydrauliques, le gouvernement doit également s’atteler à des dossiers cruciaux tels que le dialogue social, la gestion des conséquences du séisme d’Al-Haouz, les revendications des étudiants en médecine, et les enjeux liés aux hautes fonctions de l’éducation.
Cette rentrée marque ainsi un moment décisif pour l’Exécutif, qui semble résolu à mener les réformes nécessaires pour garantir un avenir prospère et stable au Maroc.

