La ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, a présidé jeudi 30 avril à Rabat la cérémonie de signature d’un accord social sectoriel entre son département et la syndicale nationale de la réforme de l’administration affiliée à Union marocaine du travail. Autour de la table figuraient notamment le secrétaire général de la structure syndicale, Mohamed Boutayeb, ainsi qu’une délégation de l’UMT conduite par Noureddine Slaoui, président du groupe de l’Union marocaine du travail à la Chambre des conseillers.
Cet accord, qualifié d’inédit au sein de ce département, intervient après plusieurs cycles de concertation et marque une inflexion dans la gestion du dialogue social au sein du ministère. Il s’agit du premier texte de ce type conclu depuis la création de ce secteur administratif, il y a plus de six décennies, avec l’ambition affichée de structurer un cadre de négociation plus stable et lisible entre l’administration et ses partenaires sociaux.
Dans son intervention, la ministre a insisté sur la portée concrète de cet engagement, centré sur l’amélioration des conditions professionnelles et sociales des fonctionnaires. Elle a évoqué un équilibre recherché entre les exigences de modernisation de l’administration et les attentes légitimes des ressources humaines, dans un contexte où la transformation numérique redéfinit en profondeur les modes de travail et les compétences requises. La question de l’attractivité de la fonction publique, tout comme celle de la reconnaissance des compétences, figure parmi les axes prioritaires de ce dispositif.
Le contenu de l’accord prévoit une série de mesures à la fois institutionnelles et matérielles. Il met l’accent sur le renforcement de la motivation professionnelle, la valorisation des parcours, ainsi que la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans l’accès aux opportunités. L’intégration des personnes en situation de handicap y est également abordée, avec la volonté de consolider une administration plus inclusive et représentative.
Au-delà des aspects techniques, la ministre a rappelé que cette démarche s’inscrit dans le prolongement des orientations stratégiques portées sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, en particulier celles relatives à la centralité du capital humain et à l’institutionnalisation du dialogue social. Le texte s’aligne également sur les principes constitutionnels et les engagements internationaux du Royaume en matière de droits sociaux et de gouvernance publique.
Les représentants syndicaux ont, de leur côté, salué l’esprit d’ouverture qui a prévalu tout au long des discussions. Ils voient dans cet accord une base de travail susceptible d’être enrichie à l’avenir, à condition que les engagements pris se traduisent par des mesures effectives sur le terrain.
En clôture, la ministre a réaffirmé sa volonté de maintenir un canal de dialogue permanent avec les partenaires sociaux, estimant que la réussite des réformes administratives repose en grande partie sur l’adhésion des fonctionnaires et leur implication dans les processus de transformation. Ce texte vient ainsi poser les jalons d’une gouvernance administrative plus concertée, dans un secteur appelé à jouer un rôle clé dans la modernisation de l’action publique au Maroc.

