Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a représenté SM le Roi Mohammed VI lors du deuxième Sommet international sur l’énergie nucléaire, organisé mardi à Paris à l’initiative du président français Emmanuel Macron, en partenariat avec l’Agence internationale de l’énergie atomique.
Cette rencontre diplomatique de haut niveau a réuni de nombreux chefs d’État et de gouvernement, ainsi que des responsables d’organisations internationales, des institutions financières et d’importants acteurs industriels du secteur énergétique.
La délégation marocaine comprenait notamment le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita, le directeur général de l’Agence marocaine de sûreté et de sécurité nucléaires et radiologiques, Saïd Mouline, ainsi que l’ambassadrice du Royaume à Paris, Samira Sitail. Cette présence traduit l’intérêt stratégique accordé par le Maroc aux mutations profondes qui redessinent l’équilibre énergétique mondial.
Ce sommet intervient alors que la demande mondiale en électricité poursuit sa progression et que les politiques de décarbonation s’intensifient dans de nombreuses régions. Dans ce contexte, plusieurs États réévaluent la place du nucléaire civil dans leur mix énergétique, y voyant un moyen d’assurer une production électrique stable tout en limitant les émissions de carbone. Les échanges ont ainsi porté sur la contribution du nucléaire à la sécurité énergétique, à la transition vers une électricité bas carbone et au soutien du développement industriel.
Cette édition s’inscrit dans la continuité d’un premier rendez-vous organisé à Bruxelles en 2024. Elle ambitionne de s’imposer comme un espace d’orientation politique pour le développement du nucléaire civil, en complément des cadres techniques pilotés par l’AIEA. Les discussions ont également mis l’accent sur le renforcement des normes de sûreté, la promotion de l’innovation technologique et la mobilisation de mécanismes de financement adaptés aux grands projets énergétiques.
Au-delà du dialogue institutionnel, la rencontre vise à favoriser des partenariats concrets entre États, organisations internationales et industriels afin d’accompagner un développement du nucléaire civil sûr, durable et aligné sur les engagements climatiques mondiaux. Plusieurs échéances diplomatiques prévues en 2026, notamment autour des dispositifs de non-prolifération, donnent à ce sommet une portée stratégique particulière.
La participation du Maroc illustre la volonté du Royaume de consolider sa coopération internationale dans le domaine énergétique et de diversifier progressivement ses sources d’approvisionnement. Rabat cherche ainsi à s’inscrire dans les dynamiques mondiales qui façonnent l’avenir de la production électrique, tout en veillant aux impératifs de sûreté et de durabilité.


