La légende brésilienne Kaká a invité les dirigeants du football de son pays à s’inspirer du modèle marocain pour reconstruire une sélection brésilienne en difficulté. Après l’élimination de la Seleção en huitièmes de finale de la Coupe du monde 2026, l’ancien Ballon d’Or 2007 estime que la Fédération brésilienne de football (CBF) doit revoir en profondeur son approche, notamment en matière de formation des jeunes.
Dans des propos relayés par ESPN, Kaká a pris le Maroc comme référence pour illustrer la nécessité d’un projet construit sur le long terme. Selon lui, les performances des Lions de l’Atlas lors des deux dernières éditions du Mondial traduisent le travail réalisé en profondeur par le football marocain, particulièrement dans les catégories de jeunes.
L’ancien international brésilien a notamment souligné la continuité entre les sélections de jeunes et l’équipe nationale A. Il a rappelé que le Maroc avait remporté la Coupe du monde U20 avant de voir plusieurs éléments issus de cette génération alimenter la sélection senior. Kaká a également relevé le parcours de Mohamed Ouahbi, présenté comme un exemple de continuité entre la formation et l’équipe première.
« Je ne connais pas grand-chose du projet marocain, par exemple, mais d’après ce que j’ai entendu, il semble s’agir d’un bon projet qui existe depuis de nombreuses années », a expliqué l’ancien joueur du Milan AC et du Real Madrid, cité par ESPN. Il a également insisté sur le fait que le Maroc avait enchaîné deux parcours remarquables en Coupe du monde, après sa demi-finale historique en 2022 et son nouveau parcours jusqu’en quarts de finale en 2026.
Pour Kaká, le Maroc constitue ainsi un modèle intéressant à observer pour le Brésil, qui doit désormais tirer les leçons de sa sortie prématurée du Mondial 2026 et préparer la prochaine échéance internationale. L’objectif est de reconstruire une Seleção compétitive à l’horizon 2030, année où la Coupe du monde sera organisée conjointement par le Maroc, l’Espagne et le Portugal.
Le champion du monde 2002 considère que la réforme doit commencer par la base, avec un investissement accru dans la formation et une meilleure articulation entre les différentes catégories d’âge. « Ils ont été champions du monde chez les moins de 20 ans, l’équipe des moins de 20 ans alimente l’équipe nationale senior, puis l’entraîneur des moins de 20 ans a pris les rênes de l’équipe nationale senior », a-t-il relevé, en référence au parcours marocain.
Le constat de Kaká rejoint les nombreuses appréciations positives formulées ces dernières années à l’égard du développement du football marocain. Le président de la FIFA Gianni Infantino, le directeur du développement du football mondial Arsène Wenger, l’international allemand Antonio Rüdiger et, plus récemment, le président du FC Barcelone Joan Laporta ont eux aussi salué, à différents niveaux, la progression du Maroc et la qualité du travail réalisé autour de ses sélections.
Avec la Coupe du monde 2030 qui se déroulera notamment au Maroc, le Royaume s’impose désormais comme une référence de plus en plus observée dans le football international. Pour le Brésil, les propos de Kaká ouvrent surtout le débat sur la nécessité de repenser la formation, la détection des talents et la passerelle entre les équipes de jeunes et la sélection senior afin de retrouver une place au sommet du football mondial.

