Le gouvernement annonce l’achèvement d’un programme d’envergure dans le secteur de la santé : la réhabilitation de 1 400 établissements de soins de santé primaires à travers le Royaume. Un chantier massif, engagé ces dernières années, qui vise à repositionner ces structures comme premier point d’accès aux soins pour les citoyens.
Ce déploiement national, présenté comme l’un des plus importants investissements dans les soins de proximité, intervient dans un contexte de réforme du système de santé, marqué par la volonté de renforcer l’offre de base et de désengorger les hôpitaux. Il s’inscrit dans la continuité des orientations stratégiques visant à améliorer l’accès aux soins et à réduire les disparités territoriales.
Le programme a mobilisé un budget global dépassant 6,43 milliards de dirhams et concerne l’ensemble des 12 régions du Royaume. Au total, plus de 20 millions de Marocains, en zones urbaines comme rurales, sont directement concernés par cette mise à niveau des structures de santé de proximité.
Concrètement, les interventions ont porté sur la rénovation des infrastructures, la modernisation des équipements médicaux et l’introduction de solutions numériques, notamment via la généralisation progressive des systèmes d’information. L’objectif est double : améliorer la qualité de la prise en charge et fluidifier les parcours de soins, tout en limitant la pression sur les établissements hospitaliers.
Dans le détail, les régions de Fès-Meknès et Marrakech-Safi figurent parmi les plus dotées, avec respectivement 229 établissements réhabilités pour plus de 1 milliard de dirhams, et 139 structures pour 664 millions de dirhams. Casablanca-Settat (111 établissements), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (127) ou encore Rabat-Salé-Kénitra (90) bénéficient également d’investissements conséquents.
Les régions du Sud ne sont pas en reste, même si les volumes restent plus limités : 119 établissements ont été réhabilités à Guelmim-Oued Noun, 56 à Drâa-Tafilalet, 31 à Laâyoune-Sakia El Hamra et 8 à Dakhla-Oued Eddahab.
Au-delà des chiffres, ce programme traduit une inflexion dans l’approche du système de santé, avec un recentrage sur les soins primaires. Ces structures sont appelées à jouer un rôle clé dans le suivi des maladies chroniques, la santé maternelle et infantile, la prévention ou encore la médecine scolaire.
Le déploiement s’accompagne également de chantiers complémentaires, notamment la généralisation du dossier médical électronique, le renforcement de la formation des professionnels de santé et la mise en place de dispositifs de maintenance pour pérenniser les investissements réalisés.
Reste désormais la question de l’impact réel sur le terrain. Si la montée en capacité des infrastructures est actée, l’enjeu se situe désormais dans leur fonctionnement effectif, la disponibilité des ressources humaines et la qualité des services rendus aux usagers.


