Apple a levé le voile mardi sur sa nouvelle gamme iPhone 17, accompagnée d’un modèle inédit baptisé iPhone Air, présenté comme le smartphone le plus fin du marché avec seulement 5,6 mm d’épaisseur. Une prouesse technologique qui devance de peu le Galaxy S25 Edge de Samsung. Mais si la marque à la pomme mise sur le design et l’optimisation matérielle, elle laisse ses rivaux conserver une longueur d’avance sur l’intégration de l’intelligence artificielle générative.

Tim Cook, PDG d’Apple, a vanté une série d’améliorations techniques, allant de l’autonomie accrue à la puissance des processeurs en passant par des performances photo renforcées. Les prix s’étalent entre 800 et 1 200 dollars aux États-Unis. Particularité notable : l’iPhone Air abandonne définitivement la carte SIM physique à l’international au profit de l’eSIM, déjà standard sur le marché américain depuis trois ans.
Une stratégie prudente sur l’IA
Alors que les fabricants Android multiplient les fonctionnalités d’IA générative dans leurs interfaces, Apple opte pour une approche plus progressive. L’entreprise met en avant une intégration dans ses puces et ses appareils, avec des bénéfices limités pour l’instant à la photo, l’autonomie et la gestion des performances. Une stratégie jugée trop timide par de nombreux analystes, qui estiment que certains consommateurs hésitent désormais à renouveler leur iPhone.
« Avec Apple, tu sais que tu disposes déjà de la puce la plus avancée. Lorsque l’IA sera réellement mûre, ton appareil pourra en profiter », défend néanmoins Carolina Milanesi, analyste chez Creative Strategies.
L’échec relatif de la première vague « Apple Intelligence », dévoilée en 2024, continue de peser : les améliorations promises pour Siri avaient déçu. Selon la presse spécialisée, la firme préparerait une refonte complète de son assistant vocal et une intégration plus poussée de l’IA dans la recherche en ligne à l’horizon 2026, possiblement en partenariat avec Google.
Un pari sur la finesse et la diversification
Au-delà des iPhone, l’événement de Cupertino a permis de présenter la 3ᵉ génération d’AirPods Pro ainsi que de nouvelles Apple Watch orientées santé. Apple cherche ainsi à consolider son écosystème premium, misant sur la complémentarité de ses produits.
Le choix stratégique de l’ultra-finesse pourrait préparer le terrain à un futur iPhone pliable. Mais ce pari soulève deux défis majeurs : le surcoût lié à la prouesse technique et la contrainte sur la taille de la batterie.
L’ombre de la guerre commerciale
La présentation intervient dans un contexte tendu. Apple reste fortement dépendant de sa production en Chine, frappée par les droits de douane imposés par l’administration Trump. Tim Cook a révélé que ces taxes ont déjà coûté 800 millions de dollars au dernier trimestre, avec un manque à gagner estimé à 1,1 milliard pour la période en cours. Une pression qui alourdit encore le prix final des nouveaux iPhone sur certains marchés.
À Wall Street, le titre Apple a reculé de 1,48 % à la clôture, signe que la présentation, malgré l’effet vitrine de l’iPhone Air, n’a pas totalement convaincu les investisseurs.

