Le licenciement d’Hervé Renard à deux mois du Mondial relance un dossier que l’on pensait figé. Et replace, mécaniquement, Walid Regragui dans l’équation de la fédération saoudienne de football pour sa sélection.
Il y a encore quelques jours, la piste saoudienne apparaissait encore verrouillée pour Walid Regragui. Le maintien d’Hervé Renard à la tête de la sélection de l’Arabie saoudite bloquait toute projection à court terme.
Aujourd’hui, le technicien français a été démis de ses fonctions, à deux mois de la Coupe du monde 2026. Une décision surprenante dans le timing, moins dans le fond. Les dernières sorties, notamment face à l’Égypte (4-0) et la Serbie (2-1), ont fragilisé sa position, dans un contexte déjà marqué par des critiques récurrentes sur le jeu proposé et une dynamique jugée insuffisante. Mais malgré la volonté de Renard de poursuivre, la fédération saoudienne a tranché. Le poste est désormais vacant.
Walid Regragui, un profil qui coche les cases
Dans ce contexte, le nom de Walid Regragui revient logiquement. Son passage avec la sélection marocaine, marqué par une demi-finale historique en Coupe du monde 2022, reste une référence. Surtout dans un scénario comparable : une prise de fonction tardive, une gestion rapide d’un groupe, et une capacité à structurer une équipe dans un temps réduit.
Autant d’éléments qui correspondent à la situation actuelle de l’Arabie saoudite. Sur le papier, le profil est cohérent. Expérience internationale récente, connaissance du football africain et arabe, capacité à travailler dans l’urgence. Le type de profil recherché dans une phase de transition courte. Sans oublier le caractère du bonhomme qui aura pour sûr à cœur de prendre une certaine revanche et prouver qu’il est capable de réitérer un exploit que certains ont cité comme accidentel.
Une nomination loin d’être actée
Pour autant, le dossier reste ouvert. Selon plusieurs sources locales, la fédération saoudienne aurait avancé sur une autre piste, celle de Giorgos Donis. Le technicien grec, actuellement en poste à Al-Khaleej, tiendrait la corde après un processus d’évaluation interne. Dans cette configuration, Regragui ne serait pas en pole position. Mais son nom circule, et continuera de circuler tant que la nomination ne sera pas actée.
Autre élément à prendre en compte : le timing. À deux mois du Mondial, la marge de manœuvre est réduite. Le choix pourrait s’orienter vers un profil déjà intégré au football local, capable d’être opérationnel immédiatement sans phase d’adaptation.
Comme souvent dans ce type de situation, tout se jouera dans le timing.

