À partir de la session 2026 du baccalauréat, le Maroc généralisera un dispositif électronique de détection de fraude dans l’ensemble des centres d’examen du Royaume. Le ministère de l’Éducation nationale, du Préscolaire et des Sports entend ainsi renforcer le contrôle des épreuves face à l’essor des méthodes de triche utilisant les nouvelles technologies.
Dans une note technique récente, le département dirigé par Mohammed Saad Berrada annonce le déploiement national d’un système électronique destiné à détecter et à signaler les cas de fraude durant les examens du baccalauréat 2026. Cette décision intervient après une phase de test menée lors de la session précédente, jugée suffisamment concluante pour permettre une généralisation du dispositif dans une version améliorée.
Le ministère souhaite adapter les mécanismes de surveillance à l’évolution des pratiques frauduleuses observées ces dernières années. Les outils technologiques miniaturisés, les dispositifs de communication discrets et certaines applications mobiles compliquent de plus en plus le travail des surveillants dans les centres d’examen. Les autorités éducatives misent désormais sur des solutions électroniques capables d’identifier rapidement les tentatives de fraude et de renforcer la crédibilité des examens nationaux.
Le plan prévu pour la session 2026 repose sur un équipement progressif de tous les centres d’examen avec des appareils électroniques de détection. L’entreprise retenue dans le cadre du marché public sera chargée de l’acheminement du matériel vers les académies régionales et les directions provinciales. Elle assurera également le support technique ainsi que les opérations de maintenance avant et pendant les épreuves du baccalauréat.
Les directions régionales auront, de leur côté, la responsabilité de sécuriser et de conserver ces équipements conformément aux protocoles établis par le ministère. Une organisation spécifique sera mise en place pour superviser le fonctionnement du système sur le terrain. Des coordinateurs régionaux et provinciaux seront mobilisés afin d’assurer le suivi administratif et technique du dispositif dans les différents centres d’examen.
Dans chaque établissement concerné, une cellule locale composée de deux agents sera chargée des opérations de contrôle via une application mobile dédiée. Le ministère prévoit également des sessions de formation au profit des équipes mobilisées durant le mois de mai 2026 afin d’harmoniser les procédures et garantir une utilisation efficace du matériel électronique.
En parallèle, une campagne nationale de sensibilisation sera lancée auprès des candidats, des surveillants et des responsables des centres d’examen. L’objectif affiché est de mieux expliquer le fonctionnement du système électronique de détection et de rappeler les enjeux liés à l’intégrité des examens du baccalauréat.
Selon les chiffres communiqués par le ministère, près de 520.000 candidats devraient passer les épreuves du baccalauréat lors de la session 2026. Avec cette nouvelle stratégie de contrôle, les autorités espèrent limiter les fraudes technologiques et consolider les principes d’équité et d’égalité des chances entre les élèves.


