La France vient de traverser l’un des hivers les plus atypiques de ces dernières décennies.
Selon les données publiées par Météo-France, l’hiver météorologique 2025-2026 — qui couvre les mois de décembre, janvier et février — se classe comme le quatrième hiver le plus chaud enregistré dans l’Hexagone depuis 1959, avec une anomalie thermique de +1,7 °C par rapport aux normales.
Au-delà des températures, la saison s’est également distinguée par des précipitations exceptionnellement abondantes. Le pays a connu 18 jours de vigilance rouge pour crues au mois de février, un niveau inédit depuis la création du dispositif de surveillance en 2006. Le même mois est devenu le février le plus pluvieux jamais observé, marqué par des épisodes pluvieux répétés et des sols progressivement saturés en eau.
Cette succession de perturbations a entraîné une série de 40 jours consécutifs de pluie, dépassant le précédent record établi en 2023 avec 32 jours. Les tempêtes hivernales Nils et Pedro, qui ont balayé le territoire à la mi-février, ont également provoqué d’importants dégâts. D’après les estimations de France Assureurs et de la Caisse centrale de réassurance, le coût total des dommages atteindrait environ 1,2 milliard d’euros.
Ces indicateurs confirment la tendance observée ces dernières années : des hivers de plus en plus doux et marqués par des épisodes météorologiques intenses, qui pèsent à la fois sur les infrastructures, les territoires exposés aux crues et les systèmes d’assurance.


