L’affaire des débordements survenus lors de la finale de la CAN 2025 connaît un nouveau développement judiciaire. Lundi 13 avril 2026, la Cour d’appel de Rabat a confirmé, dans leur intégralité, les condamnations prononcées en première instance à l’encontre des supporters poursuivis pour des actes de vandalisme.
Au terme d’une audience particulièrement longue, les juges ont entériné des peines de prison ferme comprises entre trois mois et un an, assorties d’amendes. Au total, 18 supporters sénégalais ainsi qu’un ressortissant franco-algérien sont concernés par ces décisions.
Durant les débats, la défense a tenté d’introduire de nouveaux éléments dans le dossier. Les avocats ont notamment plaidé pour l’audition du président de la Confédération africaine de football, Patrice Motsepe, estimant que son témoignage pourrait éclairer le contexte organisationnel entourant les incidents. Ils ont également demandé la projection des images de vidéosurveillance exploitées par la police judiciaire, dans l’objectif de préciser les responsabilités individuelles.
Ces requêtes ont toutefois été rejetées par le ministère public, qui les a jugées sans incidence sur le fond du dossier, considérant qu’elles n’apporteraient aucun élément déterminant supplémentaire.
En première instance, les condamnations s’étaient réparties comme suit : neuf personnes avaient écopé d’un an de prison ferme assorti d’une amende de 5.000 dirhams, six autres de six mois de prison et 2.000 dirhams d’amende, tandis que trois prévenus avaient été condamnés à trois mois de prison et 1.000 dirhams. Le supporter franco-algérien impliqué dans les mêmes faits avait reçu une peine identique de trois mois de prison ferme, accompagnée d’une amende de 1.000 dirhams.
Par ailleurs, les condamnés ayant écopé de peines de trois mois devraient pouvoir recouvrer la liberté à partir de samedi prochain.
Pour mémoire, ces poursuites font suite aux incidents ayant émaillé la finale entre le Maroc et le Sénégal, disputée le 18 janvier 2026, marquée par des envahissements de terrain, des jets de projectiles et des heurts avec les forces de l’ordre.

